La Zakat

La zakât, ou aumône obligatoire, constitue le troisième pilier de l’Islam. Il s’agit d’une œuvre de culte d’ordre financier qui purifie l’âme et hausse ses mérites, comme elle purifie les biens et accroît la richesse. Ce n’est pas une obole offerte au pauvre par le riche, mais un droit dû au pauvre sur les biens du riche : « Prélève sur leurs biens une part pour les purifier et élever leurs âmes », dit le Coran . Il dit encore : « Accomplissez la prière et acquittez-vous de la zakât » .

Institution de la zakât

La zakât fut instituée à la Mecque sans que son taux ne soit fixé : « Heureux sont les Croyants qui prient avec humilité et s’acquittent de la zakât » .
Ce droit est mentionné dans plusieurs versets mecquois, mais son taux ne fut fixé qu’à Médine ; les savants situent unanimement son institution en l’an II de l’Hégire, ainsi que son taux, ses conditions et ses dispositions. Le but de cette institution financière est de faire régner la charité et l’amour au sein de la société islamique.
La volonté de Dieu a rendu les uns riches et les autres pauvres afin que la vie prenne son cours normal sur terre. Car, si tous les hommes étaient riches, leurs intérêts communs cesseraient. Et, si tous les hommes étaient pauvres, ils mèneraient une vie incommode et servile, leur existence serait sans but et l’humanité serait ainsi demeurée immobile dès sa création.
En établissant ces deux classes sociales par Sa sagesse, Dieu leur a ordonné de vivre dans la coopération et la solidarité, en exigeant des riches le versement d’une part de leurs biens aux indigents, et en exigeant de ces derniers le déploiement de leurs efforts au service des riches, en vue de réaliser leurs intérêts réciproques.
Bienveillant à l’égard de ces deux classes, l’Islam ne prélève qu’une part minime sur les richesses, au profit des déshérités, pour barrer le chemin à la haine et à la rancœur.
De même, en approuvant et en protégeant la propriété privée contre toute spoliation, l’Islam l’éloigne ainsi du danger du communisme qui veut que tout soit la propriété de l’État, ce qui gèle toute émulation entre les hommes, et partant, tout progrès social. Les principes islamiques en matière d’économie refusent également le capitalisme, car les biens que nous possédons appartiennent en réalité à Dieu : « Croyez en Dieu et à son prophète. et donnez des biens dont Dieu vous a accordé la gérance. » .
Cette vérité fut aisément conçue par un berger arabe à qui l’on demanda :
— À qui appartiennent ces moutons ?
Et lui de répondre sur-le-champ :
— À Dieu, mais ils sont en ma possession.
Il sied donc à celui qui jouit d’un bien de se conformer à l’ordre de celui qui le lui a octroyé.
La zakât étant un droit financier imposé par Dieu, tout musulman imposable, doit s’en acquitter au profit des nécessiteux.
Ouvrons une parenthèse pour souligner que l’islam recommande d’autres types d’aumônes facultatives, pour pourvoir aux besoins des pauvres, et que certains savants considèrent comme un devoir au même titre que la zakât. Ainsi, la participation de leurs assiettes à l’économie de la communauté islamique, les place dans une juste mesure entre le communisme qui abolit la propriété individuelle, et le capitalisme qui fait des biens la puissance des riches.
Selon certains savants contemporains, la zakât doit être considérée comme une institution sociale suppléant aux doctrines des socialistes, des économistes et des dualistes. En effet, les socialistes veulent prendre en main les biens des gens et les répartir entre eux selon le travail fourni par chacun d’eux. Les économistes prétendent que le socialisme abolit les capitaux, lesquels sont nécessaires aux travaux et aux projets gigantesques, et partant, il faut que la société dispose de gros capitaux pour réaliser les grandes entreprises. Les dualistes affirment que la présence des riches et des pauvres dans la société est nécessaire pour maintenir les éléments du progrès et de la concurrence, autrement il n’y aura pas d’émulation ni d’ambition au sein de la communauté, et partant, le genre humain fera sûrement une marche rétrograde ! Or, bien que révélé avant ces doctrines, l’Islam les concilie toutes autour de principes sains et sages, respectant en même temps la propriété et les biens individuels au sein de sa communauté.

Étymologie

Du point de vue philologique, le mot « zakât » veut dire augmentation, croissance. Il a aussi le sens de « purification » et de « bénédiction » : « Par l’âme et la puissance qui l’a façonnée, qui lui a donné la notion du bien et du mal, heureux est celui qui la purifie, et perdant est celui qui l’avilit. », dit le Coran .
Il dit encore : « Dieu vous connaît, Lui qui vous a tirés de la terre puis du sein de vos mères ; ne vous louez pas d’être purifiés, il connaît ceux qui sont pieux. » .
Il dit de même : « Quant au jeune homme, ses parents étaient croyants, et nous avons craint de les entraîner dans de fâcheuses aventures et les rendre impies, ainsi nous avons voulu leur donné en échange un fils plus pur et plus pieux. » .
Dans la jurisprudence islamique, le terme « zakât » désigne la part déterminée dans un bien, revenant de droit aux pauvres. C’est donc une imposition destinée à faire régner la solidarité idéale et la coopération parfaite, deux bases sur lesquelles doit être fondée la société islamique.
Retenons que ce droit financier ne doit pas être versé par les parents à leurs fils, ou à leurs petit-fils, ni par les fils à leurs parents, car les uns et les autres sont tenus d’être solidaires face à leurs besoins réciproques. De même, il ne doit pas être versé à l’épouse, car toutes ses dépenses sont légalement à la charge du mari. Il doit donc être versé aux pauvres qui ne sont pas entretenus par le contribuable.

Le rapport entre le sens linguistique et le sens juridique de la zakât

Dieu dit : « Prélève sur leurs biens une part pour les purifier et élever leurs âmes. » .
Ainsi, la zakât purifie l’âme de celui qui s’en acquite, de l’amour pernicieux de ce monde et de l’avarice sordide : « Trois choses mènent l’homme à sa perte, l’avarice, la passion et la vanité. », dit le Prophète.
En s’habituant à cette aumône obligatoire, on se met à l’abri de l’avarice : « Ceux qui se mettent à l’abri de l’avarice seront heureux. », dit le Coran .
Ils seront heureux au jour du Jugement dernier pour avoir obéi à Dieu. « La foi et l’avarice ne peuvent jamais s’unir dans le cœur d’un croyant. », dit le Prophète.
L’ordre du prélèvement de ce droit s’adresse, dans le verset précité, à l’Envoyé de Dieu en sa qualité d’éducateur et de guide : « C’est Dieu qui envoya aux illettrés un messager choisi parmi eux, pour leur réciter les versets du Coran, les purifier, et leur enseigner le Livre et la sagesse, alors qu’auparavant ils étaient plongés dans un égarement profond. » .

L’intention

La zakât étant une obligation, l’intention de la verser aux pauvres doit précéder le versement. Elle est due par tout Musulman libre, majeur, sain d’esprit, et ayant un revenu minimum fixé par la loi islamique, excédant ses besoins et libre de toute dette.
Pour être imposable, ce revenu doit rester en la possession de son propriétaire pendant l’année échue. Le Prophète dit à Mu`âdh Ibn Jabal : « Prélève cinq dirhams sur chaque 200 dirhams que tu possèdes depuis un an. », et ce, conformément au verset : « Ils t’interrogent sur ce qu’ils doivent verser aux pauvres, dis-leur l’excédent. ». .
Ibn `Abbâs interprète cet « excédent » comme étant la somme d’argent qui reste après avoir pourvu à tous les besoins de la famille.
On rapporte que le troisième Calife, `Uthman Ibn `Affân, dit : « Ce mois est celui durant lequel vous devez verser la zakât. Que celui qui a une dette s’en acquitte d’abord, puis qu’il prélève la zakât sur ce qui lui reste. ».
Il est obligatoire d’attendre qu’une année complète se soit écoulée : « Pas de zakât sur un bien qui n’est pas en possession de son propriétaire depuis un an. », dit le Prophète.
Il convient ici de souligner que l’année islamique est de douze mois lunaires.

Le Pélérinage à la Mecque

Qu’est-ce que le Haj?
Le haj, pèlerinage à la ville sainte de La Mecque, située en Arabie Saoudite, est une obligation à réaliser pour tout musulman au moins une fois dans sa vie, à condition qu’il satisfasse un certain nombre d’exigences. Institué par Dieu, le cinquième de l’Islam est décrit dans le Coran.

Sourate 3, Verset 97
Là sont des signes évidents, parmi lesquels l’endroit où Abraham s’est tenu debout ; et quiconque y entre est en sécurité. Et c’est un devoir envers Dieu pour les gens qui ont les moyens d’aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas… Dieu se passe largement des mondes.

Sourate 2, Verset 196

Et accomplissez, pour l’amour de Dieu, le grand et le petit pèlerinage.

Cette obligation a été établie en l’An 9 après l’Hégire, appelée l’année de la délégation pendant laquelle la sourate Al-‘Imrân a été révélée. Ce dernier verset extrait du Coran nous informe très clairement de la raison pour laquelle tout croyant doit faire le pèlerinage. C’est en effet pour l’amour de Dieu et en commémoration du voyage d’Abraham et de sa famille. Le croyant cherche ainsi à plaire à Dieu car ce pèlerinage peut lui permettre de faire pardonner tous ses péchés, comme l’a précisé le prophète1.
“Quiconque accomplit le pèlerinage pour l’amour de Dieu et s’abstient de toutes relations sexuelles avec son épouse, et ne fait pas de mal et ne commet pas de péchés, alors il retournera chez lui [après le pèlerinage sans péchés] comme s’il était à nouveau né.”
(Sahih Al-Boukhari, Volume 2, livre 26, numéro 596)
Histoire et signification
Abraham (Ibrahim) est une figure emblématique chez les musulmans ; il est un modèle de piété et un fervent adorateur de Dieu, ayant toujours été défenseur de l’unicité divine. Abraham est considéré comme le patriarche du monothéisme pure.

Sourate 3, Verset 95
Dis : “C’est Allah qui dit la vérité. Suivez donc la religion d’Abraham, Musulman droit. Et il n’était point des associateurs”.

Historiquement, il est parti de sa ville, Ur (Mésopotamie), après avoir exprimé son opposition aux pratiques polythéiste de son peuple, notamment de son père.

Sourate 6, Verset 74
(Rappelle le moment) où Abraham dit à ‘Âzar, son père : “Prends-tu des idoles comme divinités? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement évident!”.

Il est alors partit s’établir en Égypte avec sa famille. Plus tard, il a conduit une de ses épouses, Hajar, et de leur fils Ismaïl, à une vallée d’Arabie, faisant confiance à Dieu qui devait s’occuper d’eux.
Hajar, préoccupé par son jeune bébé, commença à rechercher dans les environs de la nourriture et de l’eau. Ainsi, en réponse à sa recherche, Dieu fit sortir de sous le pied d’Ismaël une source d’eau afin d’étancher sa soif. Hajar avait escaladé les collines voisines recherchant de la nourriture et d’éventuelles caravanes. Certaines se sont arrêtées et ont demandé la permission à Hajar d’utiliser l’eau de cette source pour leur propre consommation et celle de leurs chameaux. Certains commerçants décidèrent de s’installer dans cette petite vallée : c’est comme cela que la ville de La Mecque est née.

Par la suite, la population augmenta. Abraham retournait de temps en temps rendre visite à sa famille. Alors qu’Ismaïl avait environ treize ans, ils construisirent la Kaaba, bâtiment de forme cubique vide, dans le but d’y vouer un culte au Dieu unique.

Sourate 2, Verset 127
Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison, ils dirent : “Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part! Car c’est Toi l’Audient, l’Omniscient.”.

Condition à remplir.
Plusieurs conditions sont à remplir afin de pouvoir effectuer le pèlerinage. Elles sont au nombre de quatre.

  1. Être musulman. En effet, dans la mesure ou l’intention dans le coeur est ce qui valide nos actes, une personne ne croyant pas en Dieu et en l’Islam ne peut voir “son pèlerinage” validé.
  2. Avoir pleinement possession de ses capacités mentales. Une personne atteinte de folie, de troubles du comportement… n’est pas dans l’obligation d’effectuer le pèlerinage.
  3. Avoir atteint l’âge de puberté (majorité), que ce soit chez l’homme ou la femme. L’enfant n’ayant pas de responsabilité à assumer comme l’adulte, il n’est pas obligatoire pour lui d’effectuer le pèlerinage. Cela dit, rien ne l’empêche de s’y rendre avec ses parents par exemple.
  4. Avoir les moyens physiques et financiers (provision et moyen de transport) afin de l’accomplir. Une personne qui n’a pas un état de santé lui permettant de faire le pèlerinage n’est pas obligé de l’accomplir. Par ailleurs, lorsque l’on parle de moyens financiers, il ne faut pas que la croyant oublie la famille dont il a la responsabilité, si c’est le cas. Il ne peut pas partir et laisser femme(s) et enfant(s) sans les ressources nécessaires afin qu’ils subviennent à leurs besoins en son absence

Le Jeûne

Les PILIERS DE L’ISLAM sont les devoirs incontournables que tous les musulmans doivent appliquer. Les plus notables et respectés sont au nombre de cinq. Ces devoirs ne sont pas explicitement soulignés dans le Coran comme le sont les Dix Commandements dans la Bible, mais rapportés dans un hadith prophétique : “L’islam est construit sur cinq [pilliers]” (Rapporté par Al-Boukharî et Muslim). Le concept a été adopté par toutes les branches de l’islam, sauf exceptions tels les Kharijites qui le rejettent (source ?). Les devoirs des musulmans ne se limitent pas à ces piliers mais leur mise en application est impérative.

RAMADAN
(en arabe رَمَضَان ramaḍān) est le 9e mois du calendrier musulman.

«  Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été prodigué comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne !  » Coran 2:183 (chapitre 2 Al-Baqarah, verset 185)

Le jeûne du mois de Ramadan est un devoir pour les musulmans. Ce devoir a été révélé au mois de châban de la deuxième année après l’Hégire par ce verset :

«  Ô vous qui croyez, le jeûne [as-Siyâm] vous est prescrit comme il l’a été à ceux qui vous ont précédé, ainsi atteindrez-vous la piété. » Coran 2:183 (chapitre 2 Al-Baqarah, verset 183)

Il fait partie des pratiques les plus importantes de l’islam. Les musulmans se réjouissent de son approche : c’est le mois des bienfaits, des actes d’obéissance et des bénédictions. C’est dans la tradition musulmane le meilleur mois de l’année, qui contient la meilleure des nuits, laylatou al-qadr (la nuit du destin).

Jeûner c’est s’abstenir pendant la journée de ce qui rompt le jeûne, en ayant fait l’intention pendant la nuit. C’est une obligation pour tout musulman pubère, sain d’esprit, capable de jeûner. Toutefois le jeûne n’est pas imposé aux femmes qui ont leurs règles ou qui viennent d’accoucher.

Détermination du début du mois

Le jeûne de Ramadan devient obligatoire dans l’un des deux cas suivants :

1. lorsque le mois de châban a atteint trente jours.
2. lorsque le croissant de lune du mois de Ramadan est aperçu, la nuit précédant le trentième jour de châban, conformément à la parole de Mahomet (rapporté par Al-Boukhari et Mouslim) « Jeûnez à la vue du croissant et interrompez le jeûne à la vue du croissant et si l’observation est gênée par des nuages par exemple, poursuivez le compte de châban à trente jours ».

Celui qui a vu le croissant de lune de Ramadan doit jeûner et il est devenu un devoir de jeûner à celui qui ne l’a pas vu mais a été informé par un musulman juste (^adl), libre, et qui n’est pas connu comme étant menteur.

Obligations du jeûne

Les obligations de jeune sont au nombre de deux :

1. L’intention : elle est faite par le musulman en disant par exemple : nawaytou sawma ghadin ^an ‘ada’i fardi Ramadana hadhihi s-sanata ‘imanan wa-htiçaban li l-Lahi ta^al ce qui signifie : « J’ai l’intention de jeûner le jour qui vient par accomplissement de l’obligation du jeûne de Ramadan de cette année, par acte de foi et par recherche de la récompense de Allah le très haut ». Le temps de l’intention commence avec le coucher du soleil et dure jusqu’à l’aube. Cette intention ne doit pas se faire à voix haute, elle se fait intérieurement.
2. l’abstinence des choses qui rompent le jeûne : depuis l’apparition de l’aube véritable jusqu’au coucher du soleil.

Cependant, il est autorisé à certaines personnes de reporter le jeûne ou de ne pas avoir à l’effectuer:

1. La femme en période de menstruations ou de lochies et femme enceinte
2. Le voyageur
3. Le malade : Il peut rompre le jeûne en raison d’une maladie dont on craint son aggravation ou sa prolongation à cause du jeûne.
4. Le vieillard
5. Les jeunes enfants

Causes de rupture du jeûne

Selon le droit musulman, les causes de rupture de jeûne sont nombreuses. Parmi elles, il y a :

1. Se nourrir : ne serait-ce qu’un grain de sésame ou boire ne serait-ce qu’une goutte d’eau ou de médicament, si on se rappelle qu’on est en train de jeûner ;
2. les gouttes : dans le nez ou les oreilles si le médicament parvient jusqu’à l’intérieur du corps et également le clystère par les deux orifices inférieurs, antérieur ou postérieur. Les gouttes dans les yeux en revanche, ne rompent pas le jeûne ni l’injection dans la peau, le muscle ou les veines.
3. fumer
4. boire
5. l’évanouissement [qui dure] toute la journée : quiconque s’est évanoui toute la journée de l’aube au coucher du soleil, son jeûne n’est pas valable. Il en est de même pour celui qui est atteint de folie, ne serait-ce qu’un instant.
6. se faire vomir : en mettant son doigt ou quelque chose du même genre dans la bouche pour provoquer la sortie du vomi de l’intérieur. Par contre, le jeûne n’est pas rompu par un vomissement involontaire du moment qu’on n’en avale rien.
7. avoir des relations sexuelles durant la journée.
8. l’apostasie : par l’une de ses trois sortes : par la croyance, l’acte ou la parole.

Il est à noter que ces exemples ne sont pas exhaustifs. Pour plus d’informations, voir les liens externes.

Celui qui a rompu un jour de jeûne de Ramadan s’est chargé d’un péché. Il doit de ce fait se racheter devant Allah. On distinguera deux cas :

* Si l’acte était involontaire (boire alors qu’on faisait les ablutions,…) ou dû à un oubli (gouter à la nourriture quand on est en train de cuisiner, boire alors qu’on se rafraichissait le visage…), dans ce cas il n’est pas nécessaire de rattraper le jour de jeûne, on le poursuit.
* Si le jeûne a été rompu volontairement, le musulman se doit dans ce cas de se racheter, pour chaque jour rompu, de la façon suivante : affranchir un esclave, si l’on ne peut et que l’on en est capable (physiquement), jeûner 60 jours consécutifs, si l’on n’en est pas capable, nourrir 60 pauvres.

Il est interdit de jeûner le jour de la Fête de la fin du jeûne (entre autre).

Le ramadan est pourtant pour un musulman plus qu’un jeûne, c’est un mois de recueillement, de compassion envers les personnes les plus pauvres.

Siam, en arabe, signifie s’abstenir, se retenir de. Appliqué à la religion, le mot a pris le sens de renoncer par piété à tout ce qui est considéré comme étant susceptible de rompre le jeûne, c’est-à-dire de manger, boire, avoir des rapports intimes, un mauvais caractère ou comportement et cela depuis l’apparition de l’aube jusqu’au coucher du soleil.

Comme, en arabe, boire de l’alcool se dit avec le même verbe que fumer, l’interdiction de rompre le jeûne s’étend normalement aussi à la consommation de tabac.
Durant ce mois, les musulmans du monde entier se recueillent pour effectuer les prières (surérogatoires) dites de tarawih.

Selon Abu Hurayra : « Que celui qui a l’intention de jeûner un jour , ne dit ni de grossièretés ni d’obscénités. Si quelqu’un l’injure ou l’attaque qu’il répète : “Je suis en Jeune” »

La Prière

La prière (Salât), en tant que deuxième pilier de l’Islam, est d’une très grande importance. Elle permet au croyant d’exprimer son adoration envers Dieu, l’Unique Créateur. Elle se fait de façon directe et sans intermédiaire entre l’homme et Dieu.

Sourate 2, Verset 186
“Lorsque mes serviteurs t’interrogeront à mon sujet, dis-leur que je suis près d’eux, que j’exauce le voeu de celui qui m’invoque. Qu’ils répondent donc à mon appel par leur soumission et croient en moi pour être bien dirigés.”
Sourate 98, Verset 5
“Pourtant, il ne leur fut ordonné que d’adorer Dieu, de lui vouer un culte pur, en monothéistes sincères, d’accomplir la prière, de s’acquitter de l’aumône, car telle est la religion de la parfaite orthodoxie.”

Depuis toujours, Dieu ordonna aux croyants de le prier en lui rendant des louanges. Dans le Coran, il est souvent fait référence à la prière et plus particulièrement à celles des prophètes (Que la paix et le salut soient sur eux).

Sourate 10, Verset 87
“Nous révélâmes à Moïse : “Invitez, ton frère et toi, votre peuple à prendre en Égypte des demeures. Faites de vos demeures des lieux de recueillement. Accomplissez la prière et annoncez une bonne nouvelle aux croyants.”.”
Sourate 14, Verset 40
“Fais que j’accomplisse la prière et qu’une partie de mes descendants l’accomplissent également! Seigneur, agréé mon invocation!”

L’accomplissement de la prière doit se faire de manière rigoureuse, tant au niveau de sa préparation qu’à celui de son accomplissement. Elle marque ainsi la vie du croyant car elle doit être accomplie de manière régulière tout au long de la journée. Ce fait révèle son rythme véritablement cosmique, d’une part parce qu’elle suit le mouvement naturel du soleil et d’autre part, parce que les intervalles entre chaque prière subissent une certaine accélération.
En effet, au fur et à mesure que la journée avance, ces intervalles se réduisent. L’intervalle le plus long est entre la prière du matin (Al-Fajr) et celle du midi (Al-Dhouhr), et l’intervalle le plus court est entre celle s’effectuant après le coucher du soleil (Al-Maghrib) et celle de la nuit (Al-^Icha’). Ce rythme est également présent dans le Coran lui-même. En effet, nous trouvons au début de cet ouvrage les Sourates les plus longues et à la fin les plus courtes. C’est de cette façon que le croyant, en plus d’accomplir un acte d’adoration, se met en harmonie avec le rythme universel qui régit toutes choses créées par le Tout Puissant.
La prière se compose de rak^ah, unités indissociables qui contient elles-mêmes des piliers gestuels et oraux. Leur nombre dépend de la prière que le croyant doit effectuer. Parmi ces piliers gestuels, il y a quatre postures principales : station debout, inclination, prosternation et station assise sur les talons. Chaque position est douée d’une véritable signification symbolique et spirituelle. D’après les commentaires traditionnels les plus courants, la prière synthétise les formes de soumission et d’adoration de tous les êtres créés : les arbres et les montagnes se tiennent debout, les astres se lèvent et se couchent, les animaux sont inclinés et tout ce qui vit tire sa nourriture de la terre. De cette manière, le croyant, au travers de la prière, retrouve la position centrale que Dieu lui a destiné. Nous verrons par la suite et plus en détail comment s’effectue une rak^ah.
Qui doit faire la prière?
Tout musulman pubère, saint d’esprit et pur doit effectuer la prière rituelle. Bien entendu, à l’occasion de son apprentissage, le musulman pourra commencer à apprendre plus tôt. Il est recommandé, selon la tradition prophétique, que l’enfant fasse la prière dès l’âge de 7 ans. Par pureté, il faut comprendre que le croyant doit avoir fait ses ablutions (la grande : al-ghousl – la petite : al-woudhou’) si son état de pureté a été levé. Nous verrons les ablutions plus en détail par la suite. Les conditions de validité de la prière sont les suivantes :

  • Être musulman.
  • Avoir atteint l’âge de distinction.
  • Que le Musulman ressente dans son cœur la crainte de Dieu.
  • Respecter les horaires de la prière.
  • Si la personne est en état de grande impureté, il faut effectuer la grande ablution ou l’ablution sèche.
  • Avoir effectué la petite ablution à moins qu’elle n’ait pas été annulée.
  • Le corps, les vêtements, le lieu de la prière doivent être exempts d’impuretés.
  • Orienter son corps dans la Qibla.
  • Pour la femme, couvrir tout le corps sauf le visage et les mains avec quelque chose qui cache la couleur de la peau. Pour l’homme, cacher au minimum la zone entre le nombril et les genoux.

Quand?
Les prières doivent être accomplies à des moments bien précis. Les effectuer à l’heure est une obligation (les avancer est interdit, les retarder pour une raison valable est autorisé). Étant au nombre de cinq, voici les temps pendant lesquels elles doivent être accomplies :

  • Al-dhouhr (prière de la mi-journée de 4 rak^ah) : son temps commence lorsque le soleil s’écarte du milieu du ciel (a passé le zénith) et dure jusqu’à ce que toute chose ait une ombre égale à sa propre longueur en plus de l’ombre qu’elle avait quand le soleil était à son zénith.
  • Al-‘asr (prière de la après-midi de 4 rak^ah) : son temps commence à la fin du temps de al-dhouhr et dure jusqu’au coucher du soleil.
  • Al-maghrib (prière du coucher du soleil de 3 rak^ah) : son temps commence après le coucher du soleil et dure jusqu’à la disparition de la lueur rougeâtre.
  • Al-^icha’ (prière de la nuit de 4 rak^ah) : son temps commence à la fin du temps de al-maghrib et dure jusqu’à l’apparition de l’aube véritable (al-fajrou s-sadiq).
  • Al-fajr (prière de l’aube de 2 rak^a) : son temps commence à la fin du temps de Al-^icha’ et dure jusqu’au lever du soleil (ach-chourouq).

Voici une illustration des temps établis pour la prière :

Comment ?
Nous avons vu précédemment que pour pouvoir accomplir la prière et donc s’adresser à Dieu, il fallait être pur. La pureté passe par deux niveaux. Ce qui rompt le premier niveau, c’est :

  • Tout de qui sort par les orifices inférieurs (matière fécale, urine et gaz),
  • Le sommeil profond,
  • La perte de conscience,
  • Toucher directement le sexe d’un humain,
  • Toucher peau contre peau un personne du sexe opposé et qu’il est possible d’épouser avec désire.

Si ce premier niveau est rompu, le croyant doit alors effectuer la petite ablution (al-woudou’). Ce qui rompt le second niveau, c’est :

  • L’émission de liquide sexuel (maniyy)
  • Le rapport sexuel (dès qu’il y a pénétration)
  • La fin des règles
  • La fin des lochies
  • L’accouchement

Si ce second niveau est rompu, le croyant doit alors effectuer la grande ablution (al-ghousl).

Temoignages d’une française, disciple de Cheikh Ahmadou Mbacké Maa-ul Hayaat

As salamalaykoumrahmatullahuwabarakatu

Je n’ai pas encore osé témoigner de ma rencontre avec le Cheikh… cela prendrait beaucoup de temps à lister toutes les facettes qu’il travaille en moi.

Aujourdhui je veux crier  l’amour que je te portes, ya MbackéMaoulhayat

Allah m’a rempli le cœur d’un amour que jamais je n’avais éprouvé.

Durant une année je t’ai aimé, d’un amour énorme mais limité… j’aipassé mon temps à te regarder, à t’écouter, à scruter les plis de ton boubou, à me souvenir de tes mains, de ta bague, de ton chapelet, de ton sourire, de tes dents si bien alignées, de la façon d’ont tu agences ton foulard, ta démarche…j’ai scruté tout le zahir possible…

Mais depuis peu, Allah m’a rempli d’un autre amour….un amour qui ne se voit qu’avec le cœur…tu ne veux pas qu’on s’arrête à ta personne alors j’ai porté mon regard plus loin.

Et là, Allah m’a fait don d’un amour surdimensionné, non quantifiable…

Ya Cheikh Maoulhayat, quand je suis loin de toi je veux te satisfaire, répondre à tes souhaits…mais dès que je m’approche de toi alors tu disparais comme un mirage, me laissant seule avec mon Seigneur…

Tu as permis cette intimité avec mon Créateur, ya Cheikh Maoulhayat

ya Mbacké tu es celui à qui je pense au réveil, celui à qui je pense au couché, celui à qui je pense quand je me déplace, celui a qui je pense quand je parle, celuia qui je pense quand je médite, celui à qui je pense quand je prépare le repas, celui à qui je pense quand j’étends le linge, celui à qui je pense quand j’observe la nature…

Ya Mbacké tu es le vecteur qui me relie à Allah sobhan na waTa’alla. Tu me dévoiles un peu de Sa Lumière, alors que je suis loin de toi, alors que je ne parle pas wolof…Ya Mbacké, tu me fais vivre après le chaos…

Après avoir fait connaissance avec toi, voilà que ma première copie doit être rendue…la seule consigne était NDIGUEL…. Et je t’ai répondu par DIEUFE

Par la grace d’Allah, des versets du Coran se sont manifestés.

Dieu m’a fait don de la clairvoyance et du discernement pour ce sujet…Al Hamdoulillah et je suis admise pour les prochaines épreuves…

Mais j’ai compris que mes actes n’y pouvaient rien, cela appartient à Allah.

je n’ai absolument aucune confiance d’être admise aux prochaines épreuves…Dieu connait les cœurs, et mes actions ne me suffiront aucunement si je ne réponds pas par le DIEUFE.

Ya Maoulhayat, la mort est en face de moi…et arrivera le jour ou on me demandera « qui est ton Dieu, quelle est ta religion, qui est ton Prophète »

Ya Maoulhayat, j’ai tellement peur de ne pas savoir répondre…car ce jour là ma langue sera paralysée et on pressera mon cœur pour sortir ma FOI.

et le jour des comptes, yaMaoulhayat, mes yeux parleront pour ce qu’ils ont vu, mes mains pour ce qu’elles ont fais, ma langue pour ce qu’elle a dit…

Ya Maoulhayat je te demande les prières neccessaires pour être parmi ceux que Dieu choisi de guider.Ya Cheikh Maoulhayat, ne m’abandonnes jamais à mon propre sort.

Ce jour là je n’aurais aucun secours, tout sera la RAHMA d’Allah

Et la Rahma d’Allah aujourd’hui est le Ndiguel… aucun secours en dehors du DIEUFE

Ô Cheikh Maoulhayat la Vérité est claire et les épreuves confirment la Promesse d’Allah.

Heureux et rassurés ceux qui ont placé une totale confiance en Allah

Heureux et rassurés ceux qui t’ont fais allégeance.

Ya Maoulhayat, en ce jour je renouvelle mon allégeance encore plus fermement qu’auparavant.

Je me soumets à Allah sobhannawaTa’alla au travers de ta personne.

Qu’allah scelle ce pacte jusqu’au jour ou je serais ramené à mon Seigneur.

Ô Cheikh Maoulhayat, je t’aime.

Sokhna Khadija , France – Juillet 2014

MAA- UL HAYAAT

Je vis de béatitude,
A toi toute ma gratitude.
Ô ! Mer salutaire
Je ne saurais me taire,
En moi point d’hypocrisie.
Tu m’as nourri d’ambroisie
En période de disette
Et augmente ma recette.
Je le jure par les Hayats
Ô sauveur ! Ô Maa-ul Hayaat.

Khadim Yade

MANÂROUL HOUDA

Par Allah le secret
Qui délivre le décret
Tu es le centre des mondes
A l’écart des vices immondes
Promue à l’excellence,
Tu grandis dans le silence ;
Loin du mauvais oeil
Qui attire le deuil.
Souffle que je te cite
O ! Cité bénite.
Ô sainteté ! Ô Manâroul Houdâ
Je viens me recueillir tout bas.
Mur mures et chuchotements
M’éloignant des châtiments.

Khadim Yade

THIANT

N’eut été la lumière divine sur terre, l’âme mourrait par soif de cette lumière.
N’eut été des individus porteurs de cette lumière, certains hommes seraient désemparés dans ce monde à la recherche de cette lumière.
N’eut été la rencontre de ces personnes porteuses cette lumière, certains coeurs se briseraient par amour pour leur Seigneur.
N’eut été vous Mbacké, la solitude emporterait certains d’entre nous.
Par vous, nous avons connu la renaissance,
Vos propos illuminent les coeurs et constituent leur substance,
Et la cohérence qui s’y trouve témoigne votre connaissance
Qui n’est rien d’autre que la récompense de votre bienfaisance.
Seul suffit aux doués d’intelligence votre apparence cialis prix.
Et votre constance marque la différence.
Sont parmi vos qualificatifs la persévérance et la repentance en permanence,
Véritable docteur des vices, votre patience indique votre ressemblance aux Elus sagaces.
Votre présence sur Terre procure aux croyants Rassurance et réjouissance
Ainsi devons-nous à l’Eternel Seigneur Créateur obéissance et reconnaissance.
Longue vie à Cheikh Ahmadou Mbacké Maoul Hayaat.

Sokhna Khady Gueye
Infirmière

 

 

CHEIKH AHMADOU MBACKE MAA-UL HAYAAT

Coran est ton livre sacré
Honneur pour toute la Oummah islamique
Empêche-nous d’emprunter la voie de l’enfer
Imaane, islam, Ihssane sont tes armes
Khadimou Rassoul t’a choisi
Honnête marabout guide nous

Adorateur d’Allah et serviteur de son prophète (P S L)
Héberge-nous dans l’enceinte de ta lumière
Messager infatigable de notre créateur
Accepte-nous avec toi
Dieu t’a a accordé beaucoup de faveurs
Oh Mbacké! Ne nous abandonne jamais
Unissons – nous pour sauver l’Islam

Maa-ul Hayat un moudjadid mystérieux
Baaboul laahi incontestable
Accompagne-nous, ne nous laisse pas tomber
Clé du paradis
Khakihatoul Moukhamadiya est la base de tes connaissances
Esclave reconnaissant, éclaireur de la vérité

Manaroul houda est ton village saint de méditation
Ahmadou Mbacké le sauveur de l’humanité
Abri efficace contre Satan

Ouvre – nous la porte du salut
Unificateur des peuples
L’abreuvoir des âmes assoiffées de Dieu
Echelle de la voie qui mène vers notre seigneur

Homme de Dieu, digne de confiance
Agréable Cheikh tu as purifié nos coeurs
Yadoul laahi fawxa aydikhime
Allié qui nous rapproche d’Allah
Au jour dernier tu es notre espoir
Taqwa élevé envers l’Eternel Maître

Modou GUEYE
Elève

Santt

Kou santoul dé man tay sant naa
Yalla bour bi kinou may
Khéweul gou reuy gou euppou say
Té moodi Cheikhou Ahmadou
Kou waarouwoul dé man waarou naa
Si kinga khamné moukk dou dégn
Di sakkou leuf loum tout ni bégn
Si Yalla bour nguirouk khérégn
Maa lott si santt kookeulé
Ndakh kougnou may dou oumpeulé
May guignou ko may té dou teulé
Sant kako may sa nam meuné
Djeredjeufé Cheikhou Ahmadou
Maa ul Hayaat yaa gnou rammou
Tay té eulleuk téwa gougnou
Famoom bakham lamiy nourou
Wayé ndjort rafét nafa bou wér
Ndakh fing gnou ték day yoon wou lèr
Wa Yonén tégoon gnognam ba tèr
Aldjana keur gadoul oubou
Mbacké Yalnagn sakh si yaw ba dèè
Dila djeufeul saa sou rotèè
Ndigueul la ak foum fa rotèè
Dila beugg yit moy sogn ndjarign
Kou beugg nit mom ngay néwal
Eulleuk té rik boul séwal
Wakh djilé ndakh séttantalal
Wakhi Rassoul thia samm ba
*Djeredjeufé Yalla*

Abdoul Ahad TOURE
Etudiant en France