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Cheikh Ahmadou Mbacké Maa-ul Hayaat le revivificateur de l'Islam et du Mouridisme
Le ramadan est un mois sacré chez tous les musulmans du monde entier. Il a été rendu obligatoire par Dieu, comme étant le quatrième pilier de l‘Islam, dans la seconde année de l’Hégire (622), par la révélation de ce verset :
« Ô les croyants ! On vous a prescrit as-Siyam (le jeûne) comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété » (sourate 2, verset 183). Cependant les patrons de la presse sénégalaise semblent ne pas accorder l’importance qui sied à ce mois.
L’objectif du jeûne, c’est de permettre aux croyants d’atteindre la véritable crainte révérencielle en ALLAH. Celle-ci se manifeste dans le savoir, le savoir-être et le savoir-faire qui corroborent parfaitement les enseignements de l’Islam. Le mois de ramadan bien accompli est sanctionné par un diplôme qui est une somme de vertus nourrissant le croyant durant son court séjour terrestre. Ainsi, le musulman est amené à mener un combat permanant contre ses quatre ennemis que sont : âme charnelle, satan, plaisir et bas-monde, dans l’intention de purifier et d’élever son âme spirituelle. En effet, c’est la purification de cette dernière qui ouvre au musulman les secrets divins dont la perception procure la crainte véritable en Dieu.
Loin de se réduire à l’abstinence alimentaire, le jeûne exige du musulman la mobilisation de tout son corps qui doit être préservé du blâmable à tout moment, à plus forte raison durant le mois béni de ramadan. En effet, le corps humain est composé d’ouverture (de sens) qui toutes convergent vers le cœur. Leur libération l’endurcit et l’obscurcit au point que l’homme s’emballe dans les plaisirs, le chemin de la déchéance et de la géhenne. Pour parer à cette éventualité, Dieu dans Sa Miséricorde infinie nous a gratifiés de ce mois béni de ramadan et a fait du jeûne un exercice spirituel qui doit démontrer au musulman sa capacité de se priver, pour un temps, ce qui lui semblait indispensable. Cette mise en train du cœur par la jihadu naf’s (lutte contre son âme charnelle, la retenue) est le chemin du salut dans les deux mondes (terrestre et céleste). C’est ainsi que Dieu s’adresse aux humains en ces termes :
« Le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité,
« sauf celui qui vient à Allah avec un cœur sain.
« On rapprochera alors le Paradis pour les pieux.
« Et l’on exposera aux errants la Fournaise » (Sourate 26, versets 88 à 91).
Le Prophète Mouhammed (P.S.L), de son retour à la grande bataille de Badr disait à l’endroit des combattants : « la petite bataille vient de se terminer, il reste la grande bataille ». Ses compagnons lui demandèrent « Ô Prophète de Dieu quelle est la grande bataille ? », il répondit : « c’est la lutte contre son âme charnelle (jihadul naf’s). »
Cheikh Ahmadou BAMBA dans Les cadenas de l’Enfer, n°11 écrit ces très beaux vers :
2/5 « Frères, désirez ardemment la guerre sainte de l’âme !
3/5 « C’est par elle que vous gagnerez le Paradis.
4/5 « Celui qui ne mène pas le combat pour son âme, n’obtiendra rien de bon.
5/5 « C’est là, j’en jure par ma vie, le suprême combat ! »
El Hadji Omar TALL aborde dans le même sens. Pour monter l’importance de la lutte contre son âme charnelle, il écrit dans Ar-Rimah :
« La guerre sainte aux infidèles est à la portée de tout un chacun, tandis que le combat spirituel est le privilège des meilleurs, car il est plus facile de combattre autrui que soi-même. »
Le mois de ramadan est donc sacré pour tout musulman, du fait de sa haute portée spirituelle. Le prophète Mouhammad (P.S.L) a dit :
« Le ramadan est venu à vous ! C’est un mois de bénédiction. ALLAH vous enveloppe de paix et fait descendre Sa Miséricorde. IL décharge des fautes et IL exauce les demandes. ALLAH vous regarde rivaliser d’ardeur dans ce but et IL se vante de vous auprès de Ses anges. Montrez à ALLAH le meilleur de vous-mêmes, car c’est bien malheureux celui qui est privé de la Miséricorde d’ALLAH, Puissant et Majestueux ! » (hadith rapporté par Ibn Maja).
Le Prophète (P.S.L) de l’Islam a dit aussi :
« Celui qui jeûne le mois de ramadan, en connaissant et en respectant avec vigilance les règles du jeûne expie son passé » (Boukhari).
Dans un autre hadith rapporté par Bayhaqi, le Prophète (P.S.L) a dit :
« Si les serviteurs savaient quelle est la valeur du mois de ramadan, ils souhaiteraient que l’année toute entière fût ramadan ».
Vue l’importance d’un tel mois, le musulman doit s’efforcer de ne commettre le moindre acte susceptible de lui faire perdre les avantages liés à l’observance stricte des règles du jeûne.
Cependant, il est regrettable de constater que certains patrons de la presse font semblant d’ignorer complètement les bienfaits et les exigences de ce mois béni, comme si on n’est pas dans un pays à majorité musulmane. Pour preuve, à l’heure de la rupture du jeûne, les télévisions n’intéressées que par le gain de la publicité, nous servent des sketchs qui, non seulement dépassent les limites du manque de respect pour ce mois béni ainsi que celles l’indécence, mais pire, essayent de diaboliser l’Islam. Le musulman, ignorant de ce qu’il est et de ce qu’il doit représenter pour le reste de l’humanité, se laisse emporter par ces sketchs insensés jusqu’à faire fi de la prière de timis, du recueillement et surtout de la repentance avec un cœur voué à ALLAH (s.w.t). Et finalement, sa faim et sa soif ne lui seraient d’aucune utilité, au moment des comptes (qu’ALLAH nous en préserve).
Baye Fary SEYE
Présentation de Cheikh Ahmadou MBACKE Maa-ul Hayaat
Le rénovateur messianique de l’Islam
La faillibilité de la nature adamique de l’homme et son quasi-reniement à l’immatérialité de la perfectibilité de l’âme, a fait qu’ALLAH le Miséricordieux ne cesse de revigorer Son Message par le biais de Prophètes et de Saints.
L’hagiographie de la lignée prophétique et apostolique a démontré que ce Message ne vient qu’à point nommer pour endiguer la montée sporadique du mal et la mécréance des humains. Après le sceau des prophètes, Mouhammad (P.S.L), des Saints s’en ont suivi pour revigorer et réactualiser le Message Eternel d’ALLAH.
Cependant, en cette période du troisième millénaire, il est à constater que le message divin est relégué au dernier plan au profit d’un matérialisme féroce et pernicieux. Le Message est aujourd’hui blasphémé voire outragé par des pseudo saints qui prônent une violence aveugle ou qui s’enrichissent en enrôlant et en endoctrinant leurs ouailles au nom de l’Islam.
Pour sauver l’humanité de cet obscurantisme et de cette mauvaise appréhension de l’Islam, ne serait-il pas plausible et loisible qu’un rénovateur vienne réhabiliter et propager la Miséricorde d’ALLAH ?
Cheikh Ahmadou MBACKE MAA-UL HAYAAT est venu apprivoiser les créatures de l’Eau de la Vie, à l’orée de ce troisième millénaire. Cette Source de Vie ou Maa-ul Hayaat est la lumière divine, donc la véritable aubaine rédemptrice qui nous réconcilie avec le Divin Miséricordieux. Celle-ci est l’unique charnière pour bénéficier de l’Agrément d’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée).
Le Cheikh est un rédempteur pour l’humanité, une fierté pour l’Afrique et un bouclier pour l’Islam.
La mission universelle du Cheikh
Aujourd’hui, les frontières de l’imaginaire sont constamment bousculées. L’homme n’hésite plus à défoncer les portes de l’inconnu. Des progrès inimaginables font leur apparition dans tous les domaines du savoir : clonage d’êtres vivants, découverte du génome, maîtrise de l’A.D.N, explosion de la génétique, apparition d’Organismes Génétiquement Modifiés, transmutation d’espèces jusqu’aux frontières de l’irréel, pour ne citer que ces quelques découvertes qui ont révolutionné la vie humaine.
Avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication, un puissant mouvement d’uniformisation des esprits, des mentalités et des consciences se met en place, inspiré par des volontés d’hégémonie culturelle, de domination et d’exploitation. Avec le développement des médias, l’éducation des jeunes, aux principes de l’Islam, est de plus en plus compromise. Les mœurs se dégradent à un rythme inquiétant. Le monde dit moderne et civilisé remet chaque jour en cause nos valeurs religieuses et nous projette vers de nouveaux horizons incertains. Pauvreté et insécurité se propagent avec son cortége d’épidémies et de maladies. La moralité est délaissée au profit d’un capitalisme féroce au nom de la mondialisation ou globalisation. Chaque jour des femmes, des enfants, des personnes âgées meurent de faim, ou faute d’accès aux soins médicaux primaires. Des familles entières sont expulsées de leur foyer par faits de guerres, des sociétés souffrent de chômage, des innocents sont victimes d’attentats sanglants et meurtriers. L’exploitation sexuelle et les trafics de femmes et d’enfants prennent des proportions inquiétantes.
L’homme n’est plus maître de son destin suivant aveuglément et crânement des diktats sans pour autant saisir le contenu et le fond d’une telle idéologie. De tels progrès ont amené un égyptologue français à s’interroger en ces termes, dans le journal Le Point (décembre 2000, numéro 1475-1476) :
« Dans le monde si bouleversé qui est le notre, soumis à de perpétuelles – et si rapides – mutations, l’homme contemporain face à son avenir incertain, ne sent-il pas le besoin de se tourner vers des réalisations du passé pour tenter d’y déceler quelques promesses d’avenir ? » Même si le nombre des musulmans est assez important, les enseignements des Hommes de Dieu sont de plus en plus délaissés au profit d’un autre système essentiellement basé sur la recherche effrénée du capital.
Le rappel à l’ordre, selon le Saint Coran et la tradition prophétique suivant la voie tracée par Cheikh Ahmadou BAMBA, est la mission de Cheikh Ahmadou MBACKE Maa-ul Hayaat sur terre. L’espoir peut être alors permis pour retrouver un monde juste et équitable sans distinction entre le riche et le pauvre, ni entre le fort et le faible. La seule unité de mesure sera la crainte révérencielle envers ALLAH.
« Fais de ma demeure une cité de savoir et de pratique selon la tradition du Prophète (Paix et Salut sur Lui).
Je sollicite que vous faites de ma demeure une cité caractérisée par la sincérité dans la dévotion, d’abstinence, conformément à la Sunnah, et exempte à jamais de toute innovation blâmable. »
Khadimou Rassoul
Touba (la Félicité) était une forêt dense où ne vivaient que des animaux sauvages. Serigne Touba, après avoir fondé le village de Darou Salam (la Demeure de la Paix), avait l’habitude de se retirer dans la solitude de cette forêt, préférant la compagnie des animaux à celle des hommes. Rappelons que l’intention de Serigne Touba en fondant ces lieux était d’avoir un refuge où il pourrait se consacrer à l’adoration exclusive de Son Seigneur et à l’éducation religieuse de ses disciples, loin des plaisirs mondains. Le village de Touba ne déroge pas à ce principe.
En compagnie de certains de ses disciples comme Serigne Modou Adjara Mbacké (son demi-frère et grand-père du Cheikh Ahmadou Mbacké Maa-Ul Hayaat) et Cheikh Ibrahima Fall, il fonda ce village.
Les vers cités ci-dessus sont extraits de son poème intitulé « Mathlaboul Fawzayni » qu’il composa pendant une de ses multiples retraites dans cette forêt.
Ils décrivent nettement son ambition pour cette ville sainte. Ainsi Touba doit être un lieu d’apprentissage de la culture islamique dans ses principes fondamentaux.
Cette ville, qui est aujourd’hui le « paradis terrestre » pour de nombreux disciples, doit répondre aux exigences de son fondateur, lesquelles sont explicitées dans ledit poème. Khadimou Rassoul voulait que cette cité, qui deviendra plus tard son unique demeure, soit un lieu où l’on vulgarise la connaissance, le savoir ; un lieu où tout bon musulman pourra vivre sa religion conformément à la Tradition du Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) ; un lieu où l’on pourra apprendre et appliquer les nobles valeurs qui caractérisaient Son Guide, Son Ami, Son Bien-aimé en l’occurrence le Prophète de l’Islam. Ainsi cette ville doit être uniquement un lieu où l’on peut acquérir le vrai savoir religieux et l’y appliquer selon la Sunnah.
En témoigne la grande mosquée à l’intérieur de laquelle se trouve sa tombe. Cette mosquée ne doit pas être un objet de gloire ou de fierté pour nous mourides, mais un sanctuaire érigé à l’adoration exclusive et sincère de notre Seigneur adoration exempte de toute innovation blâmable.
Allah (Que Sa Grandeur soit exaltée) a nuitamment élevé Sa Créature agréée de la Mecque vers Jérusalem. Des secrets Lui ont été dévoilés, les cinq prières canoniques Lui ont été données dans les cieux. La Mosquée de Qods et ses alentours sont ainsi des sanctuaires de grâce.
Ce n’est pas par hasard que le point de départ de l’art musulman coïncide avec le point de départ de la vie spirituelle du Prophète Ibrahim/Abraham (Paix sur Lui), celle des juifs et des chrétiens.
C’est à Jérusalem que se situe le lieu de sacrifice du Prophète Ibrahim (Paix sur Lui), l’ascension du Prophète Jésus (Paix sur Lui) et l’élévation du Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui).
Dans le culte islamique, être musulman veut dire qu’on a une foi pure en ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée), qu’on suit Ses Recommandations et qu’on observe la bienfaisance.
La foi en ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) consiste à attester qu’il n’y a de dieu que DIEU (Que Sa Grandeur soit exaltée) et que Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) est Son Messager qu’il a envoyé comme miséricorde à toute l’humanité. Cette foi doit engendrer une adoration par des exercices de dévotion pour ainsi suivre les préceptes divins. Dans l’observation des recommandations d’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) le musulman doit être également bienfaisant.
Cette bienfaisance est donc la soumission la plus parfaite uniquement pour La Face de DIEU (Que Sa Grandeur soit exaltée). DIEU est l’ÉTERNEL qui n’est issu de rien, ne ressemble à rien, ni par Son Être, ni par Ses Actes et ni par Son Apparence. C’est LUI qui est à l’origine de tout, donne commencement et met terme à toute chose. Les découvertes de la science et de la technique contemporaines et les technologies de l’information et de la communication peuvent être des preuves de l’existence du SUPRÊME de par qui tout découle.
C’est pour manifester Sa Majesté qu’Il a créé, et cette création n’augmente ou ne diminue en rien Sa Grandeur.
Une méditation profonde sur l’être humain de par sa morphologie et sa biologie, ainsi que sur tout ce qui l’entoure témoigne de La Grandeur du Créateur de la matière à partir du néant.
IL a créé les hommes et les djinns pour qu’ils L’adorent, IL leur envoie des Prophètes pour qu’ils leurs servent de guide.
En effet par Décret divin, à chaque époque, nous voyons une personne semblable à nous qui, par ses paroles, ses actes et sa moralité proclame la loi d’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) et révèle des vérités cachées aux hommes.
Retournons donc à la source des écritures sacrées telles que La Thora, l’Evangile et Le Coran pour comprendre que la genèse est la même. Cependant au moment où les mœurs des peuples sont bouleversés et qu’il ne reste plus ni sincérité, ni pureté au milieu des hommes, certains ignorants se permettent d’attribuer des torts à l’Islam en partant de certains faits de prétentieux qui donnent une mauvaise image à l’Islam alors que celui-ci est la seule religion agréée auprès d’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée). En effet depuis l’apparition de notre ancêtre Adam (Paix sur Lui) jusqu’à nos jours la religion des peuples a essentiellement toujours été l’Islam.
ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) a loué, pour ses nobles comportements, l’auguste créature qu’il a agréée et qui est en ce lieu. Ces comportements qui furent l’objet de l’envoi des Prophètes aux humains s’articulent autour du respect scrupuleux des préceptes divins en vers LUI (Que Sa Grandeur soit exaltée) et envers leur prochain.
Le Prophète (Paix et Salut sur Lui) a été envoyé pour guider le monde. Son Message vise à inculquer à tout un chacun ces vertus, à aiguiser le discernement et à éclaircir les esprits avant que n’arrive le jour où le regret ne sera plus profitable.
La sainte mosquée du Prophète (Paix et Salut sur Lui) occupe une place d’honneur dans la pensée et la méditation des musulmans.
A la suite de son immigration de la Mecque à Médine, la Meilleure des créatures se mit à bâtir la mosquée de la cité en briques séchées et en troncs de palmiers.
De nos jours, avec une superficie de plus de 160 000 m2, et une capacité d’accueil de plus de 250 000 fidèles, ce sanctuaire est une preuve qui montre qu’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée ) fera triompher Sa religion, étendra Sa Lumière et réalisera Sa Promesse.
Médine est une ville d’Arabie saoudite située dans le Hedjaz, à 594 mètres d’altitude. Son nom arabe est al-Medina (la ville) ou, de façon plus complète, al-madīna an-nabī en arabe, la ville du Prophète ou al-Madina ar-Rassoul Allah, la ville du messager de Dieu. C’est en effet là que vint s’installer Mouhammad (P.S.L), le prophète de l’Islam, après, en avoir reçu l’ordre de Dieu. Il quitta donc La Mecque pour Médine.
À l’époque préislamique, la ville s’appelait Yathrib (en arabe : yaθrib). C’était un groupe de hameaux situés dans une oasis fertile. Deux tribus, les Aws et les Hazragh, venues d’Arabie du Sud, y exerçaient la prépondérance sur trois tribus juives établies dans l’oasis. L’arrivée de Mouhammad (P.S.L) à Médine, l’Hégire, est le point de départ du calendrier musulman.
La ville conserve toujours son tombeau, ainsi que celui de sa fille Fatima-Zahra, ainsi que ceux des premiers califes.
Médine attire de nombreux fidèles qui se rendent à La Mecque pour effectuer leur pèlerinage. La ville compte aujourd’hui plus de 500 000 habitants.
La sainte mosquée de par son aspect spirituel fait méditer sur les comportements que doit avoir le musulman et qui sont déterminés par ce que prône la religion à savoir l’égalité, la fraternité, la générosité, l’honnêteté, l’équité, la justice, la tolérance, la patience, le courage, la bienfaisance, bref les nobles comportements qui caractérisaient Le Prophète (P.S.L.) et qu’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) nous recommande d’imiter. Seuls ces nobles comportements peuvent procurer la paix de l’âme qui permet à l’homme d’être à la station suprême. Dans le cas contraire où ces vertus sont remplacées par des vices (Que Dieu nous en préserve), l’homme se retrouve à la plus basse station pour être pire qu’un animal. Nous devons savoir qu’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) a minutieusement tout créé dans un équilibre parfait et lorsque celui est perturbé, nous ne vivrons que dans le tourment. Ce qui peut perturber cet équilibre n’est rien d’autre que la désobéissance à ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) par le non respect de Ses recommandations et l’emprunt de la débauche. Ainsi tous ces maux, ces malheurs qui gangrènent notre société représentent Son châtiment à l’endroit des hommes pour qu’ils se repentent d’une matière sincère avant que cette société ne soit encline à toutes les formes de dégénérescence.
Seul le retour envers ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) est la condition sine qua non qui permet de vivre dans la quiétude dans ce bas monde et d’obtenir la félicité dans l’au-delà.
Le Prophète (P.S.L.) doit être imité de par la résignation au malheur, la constance absolue dans le culte de la vérité, la sérénité et la quiétude face au remous de ce monde, la bonté, la compréhension du sens de sa venue sur terre, la maîtrise des événements. L’âme ne pourra jamais réaliser ces acquis tant qu’il y a en elle l’influence de la matière et des attractions terrestres. Elle ne pourra se déployer et prendre de la hauteur tant qu’elle n’aura pas compris le but de son existence.
Sanctuaire de grâce, de miséricorde et de félicité divines. C’est ainsi qu’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) ordonne les croyants d’y effectuer leur pèlerinage pour bénéficier de Sa grâce, de Sa miséricorde et de Sa félicité pour quiconque remplissant les conditions.
C’est la première Maison établie aux Hommes pour le culte d’UN SEUL DIEU (Que Sa Grandeur soit exaltée). C’est la Maison dont les bases ont été jetées par le Prophète IBRAHIM et son fils ISMAEL (Paix sur eux).
Le Prophète Ibrahima (Paix et Salut sur lui) emmena Sarah avec son fils Ismaïl, qui était encore au sein, prés de la place actuelle de la Kaaba sous un arbre à l’emplacement du puits de Zamzam, à la place la plus élevée de la mosquée. A cette époque, il n’y avait personne à la Mecque, il n’y avait pas non plus de l’eau. Ainsi, il les installa là et plaça à coté d’eux un sac en cuir contenant quelques dattes et une petite outre en peau puis retourna à la maison. La mère d’Ismaïl le suivit en disant « Ô Ibrahim ! Vas-tu nous abandonner dans cette vallée où il n’y a personne pour nous tenir compagnie, où il n’y a rien d’intéressant ? ». Elle lui répéta cela plusieurs fois, mais il ne retourna pas pour la regarder. Elle lui dit alors : « Est-ce Allah qui t’a ordonné d’agir ainsi ? »
Il répondit : « Oui ».
Elle dit : « Il ne nous négligera pas alors ». Elle retourna sur ses pas tandis qu’Ibrahima s’en alla. Quand il atteignit le Saniyyah où ils ne pouvaient pas le voir, il fit face à la Kaaba, leva ses deux mains et invoqua Allah en ses termes : « Ô Notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, prés de Ta Maison Sacrée – Ô Notre Seigneur – afin qu’ils accomplissent la Salaat. Fais donc que se penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants. »
C’est dans cette ville sainte (LA MECQUE) que le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) naquit, reçut la révélation et devient Prophète et Messager de toute l’humanité.
Cette Maison Sacrée est un signe d’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) pour les doués d’intelligence.
La Mecque est une ville de l’Ouest de l’Arabie saoudite, située dans le désert du Hedjaz, non loin de la mer Rouge.
Le Hedjaz devient vers 200 une région qu’empruntent de nombreuses caravanes. Les tribus bédouines, en effet, profitent de la localisation du Hedjaz, au carrefour des routes vers l’Afrique, vers l’Asie mineure, vers le monde perse et vers les prospères côtes du golfe d’Aden (Royaumes de Saba, de l’Hadramaout …) pour contrôler le commerce dans cette région. La tribu des Quraïchites est le clan qui domine à La Mecque.
C’est un centre fondamental de la vie religieuse musulmane. Parmi les cinq piliers de l’islam, le dernier impose à tout croyant, s’il en a les moyens, de faire au moins une fois dans sa vie le pèlerinage à La Mecque.
C’est un acte d’adoration comme tous les autres, qui doit raffermir la foi et la crainte révérencielle en ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée). Les rites que les pèlerins accomplissent pour La face du Seigneur Très Haut engendrent une foi inébranlable et une crainte démesurée envers Le Tout Puissant, tels sont les fruits d’un pèlerinage agréé. En venant visiter La Maison Sacrée, le pèlerin doit savoir qu’il est devant un lieu de dévotion pour y exercer des actes de pitié. L’Islam ou la soumission parfaite à ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) est la religion, de par ses préceptes, qui est doctrinalement basée sur le Saint Coran et la tradition du Prophète (Paix et Salut sur Lui). C’est la religion qui consiste donc à révérer ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) par le respect de Ses préceptes et la condamnation de la débauche, à aimer son prochain pour ne lui souhaiter rien d’autre qu’on ne voudrait que l’on nous souhaitât.