Cheikh Ahmadou MBACKE Maa-ul Hayaat

Présentation de Cheikh Ahmadou MBACKE Maa-ul Hayaat

Le rénovateur messianique de l’Islam

La faillibilité de la nature adamique de l’homme et son quasi-reniement à l’immatérialité de la perfectibilité de l’âme, a fait qu’ALLAH le Miséricordieux ne cesse de revigorer Son Message par le biais de Prophètes et de Saints.
L’hagiographie de la lignée prophétique et apostolique a démontré que ce Message ne vient qu’à point nommer pour endiguer la montée sporadique du mal et   la mécréance des humains. Après le sceau des prophètes, Mouhammad (P.S.L), des Saints s’en  ont suivi pour revigorer et réactualiser le Message Eternel d’ALLAH.
Cependant, en cette période du troisième millénaire, il est à constater que le message divin est relégué au dernier plan au profit d’un matérialisme féroce et pernicieux. Le Message est aujourd’hui blasphémé voire outragé par des pseudo saints qui prônent une violence aveugle ou qui s’enrichissent en enrôlant et en endoctrinant leurs ouailles au nom de l’Islam.
Pour sauver l’humanité de cet obscurantisme et de cette mauvaise appréhension de l’Islam, ne serait-il pas plausible et loisible qu’un rénovateur vienne réhabiliter et propager la Miséricorde d’ALLAH ?

Cheikh Ahmadou MBACKE MAA-UL HAYAAT est venu apprivoiser les créatures de l’Eau de la Vie, à l’orée de ce troisième millénaire. Cette Source de Vie ou Maa-ul Hayaat est la lumière divine, donc la véritable aubaine rédemptrice qui nous réconcilie avec le Divin Miséricordieux. Celle-ci est l’unique charnière pour bénéficier de l’Agrément d’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée).
Le Cheikh est un rédempteur pour l’humanité, une fierté pour l’Afrique et un bouclier pour l’Islam.

La mission universelle du Cheikh

Aujourd’hui, les frontières de l’imaginaire sont constamment bousculées. L’homme n’hésite plus à défoncer les portes de l’inconnu. Des progrès inimaginables font leur apparition dans tous les domaines du savoir : clonage d’êtres vivants, découverte du génome, maîtrise de l’A.D.N, explosion de la génétique, apparition d’Organismes Génétiquement Modifiés, transmutation d’espèces jusqu’aux frontières de l’irréel, pour ne citer que ces quelques découvertes qui ont révolutionné la vie humaine.
Avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication, un puissant mouvement d’uniformisation des esprits, des mentalités et des consciences se met en place, inspiré par des volontés d’hégémonie culturelle, de domination et d’exploitation. Avec le développement des médias, l’éducation des jeunes, aux principes de l’Islam, est de plus en plus compromise. Les mœurs se dégradent à un rythme inquiétant. Le monde dit moderne et civilisé remet chaque jour en cause nos valeurs religieuses et nous projette vers de nouveaux horizons incertains. Pauvreté et insécurité se propagent avec son cortége d’épidémies et de maladies. La moralité est délaissée au profit d’un capitalisme féroce au nom de la mondialisation ou globalisation. Chaque jour des femmes, des enfants, des personnes âgées meurent de faim, ou faute d’accès aux soins médicaux primaires. Des familles entières sont expulsées de leur foyer par faits de guerres, des sociétés souffrent de chômage, des innocents sont victimes d’attentats sanglants et meurtriers. L’exploitation sexuelle et les trafics de femmes et d’enfants prennent des proportions inquiétantes.

L’homme n’est plus maître de son destin suivant aveuglément et crânement des diktats sans pour autant saisir  le contenu et le fond d’une telle idéologie. De tels progrès ont amené un égyptologue français à s’interroger en ces termes, dans le journal Le Point (décembre 2000, numéro 1475-1476) :
« Dans le monde si bouleversé qui est le notre, soumis à de perpétuelles – et si rapides – mutations, l’homme contemporain face à son avenir incertain, ne sent-il pas le besoin de se tourner vers des réalisations du passé pour tenter d’y déceler quelques promesses d’avenir ? » Même si le nombre des musulmans est assez important, les enseignements des Hommes de Dieu sont de plus en plus délaissés au profit d’un autre système essentiellement basé sur la recherche effrénée du capital.
Le rappel à l’ordre, selon le Saint Coran et la tradition prophétique suivant la voie tracée par Cheikh Ahmadou BAMBA, est la mission de Cheikh Ahmadou MBACKE Maa-ul Hayaat sur terre. L’espoir peut être alors permis pour retrouver un monde juste et équitable sans distinction entre le riche et le pauvre, ni entre le fort et le faible. La seule unité de mesure sera la crainte révérencielle envers ALLAH.

Touba

« Fais de ma demeure une cité de savoir et de pratique selon la tradition du Prophète (Paix et Salut sur Lui).
Je sollicite que vous faites de ma demeure une cité caractérisée par la sincérité dans la dévotion, d’abstinence, conformément à la Sunnah, et exempte à jamais de toute innovation blâmable. »
Khadimou Rassoul

Touba (la Félicité) était une forêt dense où ne vivaient que des animaux sauvages. Serigne Touba, après avoir fondé le village de Darou Salam (la Demeure de la Paix), avait l’habitude de se retirer dans la solitude de cette forêt, préférant la compagnie des animaux à celle des hommes. Rappelons que l’intention de Serigne Touba en fondant ces lieux était d’avoir un refuge où il pourrait se consacrer à l’adoration exclusive de Son Seigneur et à l’éducation religieuse de ses disciples, loin des plaisirs mondains. Le village de Touba ne déroge pas à ce principe.
En compagnie de certains de ses disciples comme Serigne Modou Adjara Mbacké (son demi-frère et grand-père du Cheikh Ahmadou Mbacké Maa-Ul Hayaat) et Cheikh Ibrahima Fall, il fonda ce village.
Les vers cités ci-dessus sont extraits de son poème intitulé « Mathlaboul Fawzayni » qu’il composa pendant une de ses multiples retraites dans cette forêt.
Ils décrivent nettement son ambition pour cette ville sainte. Ainsi Touba doit être un lieu d’apprentissage de la culture islamique dans ses principes fondamentaux.
Cette ville, qui est aujourd’hui le « paradis terrestre » pour de nombreux disciples, doit répondre aux exigences de son fondateur, lesquelles sont explicitées dans ledit poème. Khadimou Rassoul voulait que cette cité, qui deviendra plus tard son unique demeure, soit un lieu où l’on vulgarise la connaissance, le savoir ; un lieu où tout bon musulman pourra vivre sa religion conformément à la Tradition du Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) ; un lieu où l’on pourra apprendre et appliquer les nobles valeurs qui caractérisaient Son Guide, Son Ami, Son Bien-aimé en l’occurrence le Prophète de l’Islam. Ainsi cette ville doit être uniquement un lieu où l’on peut acquérir le vrai savoir religieux et l’y appliquer selon la Sunnah.

En témoigne la grande mosquée à l’intérieur de laquelle se trouve sa tombe. Cette mosquée ne doit pas être un objet de gloire ou de fierté pour nous mourides, mais un sanctuaire érigé à l’adoration exclusive et sincère de notre Seigneur adoration exempte de toute innovation blâmable.

Quds

Allah (Que Sa Grandeur soit exaltée) a nuitamment élevé Sa Créature agréée de la Mecque vers Jérusalem. Des secrets Lui ont été dévoilés, les cinq prières canoniques Lui ont été données dans les cieux. La Mosquée de Qods et ses alentours sont ainsi des sanctuaires de grâce.
Ce n’est pas par hasard que le point de départ de l’art musulman coïncide avec le point de départ de la vie spirituelle du Prophète Ibrahim/Abraham (Paix sur Lui), celle des juifs et des chrétiens.
C’est à Jérusalem que se situe le lieu de sacrifice du Prophète Ibrahim (Paix sur Lui), l’ascension du Prophète Jésus (Paix sur Lui) et l’élévation du Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui).
Dans le culte islamique, être musulman veut dire qu’on a une foi pure en ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée), qu’on suit Ses Recommandations et qu’on observe la bienfaisance.
La foi en ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) consiste à attester qu’il n’y a de dieu que DIEU (Que Sa Grandeur soit exaltée) et que Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) est Son Messager qu’il a envoyé comme miséricorde à toute l’humanité. Cette foi doit engendrer une adoration par des exercices de dévotion pour ainsi suivre les préceptes divins. Dans l’observation des recommandations d’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) le musulman doit être également bienfaisant.
Cette bienfaisance est donc la soumission la plus parfaite uniquement pour La Face de DIEU (Que Sa Grandeur soit exaltée). DIEU est l’ÉTERNEL qui n’est issu de rien, ne ressemble à rien, ni par Son Être, ni par Ses Actes et ni par Son Apparence. C’est LUI qui est à l’origine de tout, donne commencement et met terme à toute chose. Les découvertes de la science et de la technique contemporaines et les technologies de l’information et de la communication peuvent être des preuves de l’existence du SUPRÊME de par qui tout découle.
C’est pour manifester Sa Majesté qu’Il a créé, et cette création n’augmente ou ne diminue en rien Sa Grandeur.
Une méditation profonde sur l’être humain de par sa morphologie et sa biologie, ainsi que sur tout ce qui l’entoure témoigne de La Grandeur du Créateur de la matière à partir du néant.
IL a créé les hommes et les djinns pour qu’ils L’adorent, IL leur envoie des Prophètes pour qu’ils leurs servent de guide.
En effet par Décret divin, à chaque époque, nous voyons une personne semblable à nous qui, par ses paroles, ses actes et sa moralité proclame la loi d’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) et révèle des vérités cachées aux hommes.
Retournons donc à la source des écritures sacrées telles que La Thora, l’Evangile et Le Coran pour comprendre que la genèse est la même. Cependant au moment où les mœurs des peuples sont bouleversés et qu’il ne reste plus ni sincérité, ni pureté au milieu des hommes, certains ignorants se permettent d’attribuer des torts à l’Islam en partant de certains faits de prétentieux qui donnent une mauvaise image à l’Islam alors que celui-ci est la seule religion agréée auprès d’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée). En effet depuis l’apparition de notre ancêtre Adam  (Paix sur Lui) jusqu’à nos jours la religion des peuples a essentiellement toujours été l’Islam.

Médine

ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) a loué, pour ses nobles comportements, l’auguste créature qu’il a agréée et qui est en ce lieu. Ces comportements qui furent l’objet de l’envoi des Prophètes aux humains s’articulent autour du respect scrupuleux des préceptes divins en vers LUI (Que Sa Grandeur soit exaltée) et envers leur prochain.
Le Prophète (Paix et Salut sur Lui) a été envoyé pour guider le monde. Son Message vise à inculquer à tout un chacun ces vertus, à aiguiser le discernement et à éclaircir les esprits avant que n’arrive le jour où le regret ne sera plus profitable.
La sainte mosquée du Prophète (Paix et Salut sur Lui) occupe une place d’honneur dans la pensée et la méditation des musulmans.
A la suite de son immigration de la Mecque à Médine, la Meilleure des créatures se mit à bâtir la mosquée de la cité en briques séchées et en troncs de palmiers.
De nos jours, avec une superficie de plus de 160 000 m2, et une capacité d’accueil de plus de 250 000 fidèles, ce sanctuaire est une preuve qui montre qu’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée ) fera triompher Sa religion, étendra Sa Lumière et réalisera Sa Promesse.
Médine est une ville d’Arabie saoudite située dans le Hedjaz, à 594 mètres d’altitude. Son nom arabe est al-Medina (la ville) ou, de façon plus complète, al-madīna an-nabī en arabe, la ville du Prophète ou al-Madina ar-Rassoul Allah, la ville du messager de Dieu. C’est en effet là que vint s’installer Mouhammad (P.S.L), le prophète de l’Islam, après, en avoir reçu l’ordre de Dieu. Il quitta donc La Mecque pour Médine.
À l’époque préislamique, la ville s’appelait Yathrib (en arabe : yaθrib). C’était un groupe de hameaux situés dans une oasis fertile. Deux tribus, les Aws et les Hazragh, venues d’Arabie du Sud, y exerçaient la prépondérance sur trois tribus juives établies dans l’oasis. L’arrivée de Mouhammad (P.S.L) à Médine, l’Hégire, est le point de départ du calendrier musulman.
La ville conserve toujours son tombeau, ainsi que celui de sa fille Fatima-Zahra, ainsi que ceux des premiers califes.
Médine attire de nombreux fidèles qui se rendent à La Mecque pour effectuer leur pèlerinage. La ville compte aujourd’hui plus de 500 000 habitants.
La sainte mosquée de par son aspect spirituel fait méditer sur les comportements que doit avoir le musulman et qui sont déterminés par ce que prône la religion à savoir l’égalité, la fraternité, la générosité, l’honnêteté, l’équité, la justice, la tolérance, la patience, le courage, la bienfaisance, bref les nobles comportements qui caractérisaient Le Prophète (P.S.L.) et qu’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) nous recommande d’imiter. Seuls ces nobles comportements peuvent procurer la paix de l’âme qui permet à l’homme d’être à la station suprême. Dans le cas contraire où ces vertus sont remplacées par des vices (Que Dieu nous en préserve), l’homme se retrouve à la plus basse station pour être pire qu’un animal. Nous devons savoir qu’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) a minutieusement tout créé dans un équilibre parfait et lorsque celui est perturbé, nous ne vivrons que dans le tourment. Ce qui peut perturber cet équilibre n’est rien d’autre que la désobéissance à ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée)  par le non respect de Ses recommandations et l’emprunt de la débauche. Ainsi tous ces maux, ces malheurs qui gangrènent notre société représentent Son châtiment à l’endroit des hommes pour qu’ils se repentent d’une matière sincère avant que cette société ne soit encline à toutes les formes de dégénérescence.
Seul le retour envers ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) est la condition sine qua non qui permet de vivre dans la quiétude dans ce bas monde et d’obtenir la félicité dans l’au-delà.
Le Prophète (P.S.L.) doit être imité de par la résignation au malheur, la constance absolue dans le culte de la vérité, la sérénité et la quiétude face au remous de ce monde, la bonté, la compréhension du sens de sa venue sur terre, la maîtrise des événements. L’âme ne pourra jamais réaliser ces acquis tant qu’il y a en elle l’influence de la matière et des attractions terrestres. Elle ne pourra se déployer et prendre de la hauteur tant qu’elle n’aura pas compris le but de son existence.

La Mecque

Makkah

Sanctuaire de grâce, de miséricorde et de félicité divines. C’est ainsi qu’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) ordonne les croyants d’y effectuer leur pèlerinage pour bénéficier de Sa grâce, de Sa miséricorde et de Sa félicité pour quiconque remplissant les conditions.
C’est la première Maison établie aux Hommes pour le culte d’UN SEUL DIEU (Que Sa Grandeur soit exaltée). C’est la Maison dont les bases ont été jetées par le Prophète IBRAHIM et son fils ISMAEL (Paix sur eux).
Le Prophète Ibrahima (Paix et Salut sur lui) emmena Sarah avec son fils Ismaïl, qui était encore au sein, prés de la place actuelle de la Kaaba sous un arbre à l’emplacement du puits de Zamzam, à la place la plus élevée de la mosquée. A cette époque, il n’y avait personne à la Mecque, il n’y avait pas non plus de l’eau. Ainsi, il les installa là et plaça à coté d’eux un sac en cuir contenant quelques dattes et une petite outre en peau puis retourna à la maison. La mère d’Ismaïl le suivit en disant « Ô Ibrahim ! Vas-tu nous abandonner dans cette vallée où il n’y a personne pour nous tenir compagnie, où il n’y a rien d’intéressant ? ». Elle lui répéta cela plusieurs fois, mais il ne retourna pas pour la regarder. Elle lui dit alors : « Est-ce Allah qui t’a ordonné d’agir ainsi ? »
Il répondit : « Oui ».
Elle dit : « Il ne nous négligera pas alors ». Elle retourna sur ses pas tandis qu’Ibrahima s’en alla. Quand il atteignit le Saniyyah où ils ne pouvaient pas le voir, il fit face à la Kaaba, leva ses deux mains et invoqua Allah en ses termes : « Ô Notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, prés de Ta Maison Sacrée – Ô Notre Seigneur – afin qu’ils accomplissent la Salaat. Fais donc que se penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants. »
C’est dans cette ville sainte (LA MECQUE) que le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) naquit, reçut la révélation et devient Prophète et Messager de toute l’humanité.
Cette Maison Sacrée est un signe d’ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) pour les doués d’intelligence.
La Mecque est une ville de l’Ouest de l’Arabie saoudite, située dans le désert du Hedjaz, non loin de la mer Rouge.
Le Hedjaz devient vers 200 une région qu’empruntent de nombreuses caravanes. Les tribus bédouines, en effet, profitent de la localisation du Hedjaz, au carrefour des routes vers l’Afrique, vers l’Asie mineure, vers le monde perse et vers les prospères côtes du golfe d’Aden (Royaumes de Saba, de l’Hadramaout …) pour contrôler le commerce dans cette région. La tribu des Quraïchites est le clan qui domine à La Mecque.
C’est un centre fondamental de la vie religieuse musulmane. Parmi les cinq piliers de l’islam, le dernier impose à tout croyant, s’il en a les moyens, de faire au moins une fois dans sa vie le pèlerinage à La Mecque.
C’est un acte d’adoration comme tous les autres, qui doit raffermir la foi et la crainte révérencielle en  ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée). Les rites que les pèlerins accomplissent pour La face du Seigneur Très Haut engendrent une foi inébranlable et une crainte démesurée envers Le Tout Puissant, tels sont les fruits d’un pèlerinage agréé. En venant visiter La Maison Sacrée, le pèlerin doit savoir qu’il est devant un lieu de dévotion pour y exercer des actes de pitié. L’Islam ou la soumission parfaite à ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) est la religion, de par ses préceptes, qui est doctrinalement basée sur le Saint Coran et la tradition du Prophète (Paix et Salut sur Lui). C’est la religion qui consiste donc à révérer ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) par le respect de Ses préceptes et la condamnation de la débauche, à aimer son prochain pour ne lui souhaiter rien d’autre qu’on ne voudrait que l’on nous souhaitât.

Ce Site a pour vocation de répandre l’Islam authentique agréé par le SEIGNEUR DE L’UNIVERS…

Ce Site a pour vocation de répandre l’Islam authentique agréé par le SEIGNEUR DE L’UNIVERS (que Sa Grandeur soit exaltée) par le biais de l’enseignement du Prophète Muhammad (Paix et Salut d’ALLAH sur Lui) et de celui de ses Nobles Héritiers qui ont suivi cette Voie Spirituelle, particulièrement son Serviteur Cheikh Ahmadou Bamba, notre Guide (que DIEU l’agrée).

L’homme doit se rappeler perpétuellement de l’Au-delà en observant les prescriptions divines, en s’écartant de la débauche et en acceptant son destin, qu’il soit bon ou mauvais. Le rappel permanent pour le croyant de l’imminence du Jour du Jugement Dernier, où Allah (que Sa Grandeur soit exaltée) rétribuera tous les hommes en fonction de leurs intentions, de leurs paroles et de leurs œuvres, le poussera à s’acquitter des recommandations divines et des devoirs et obligations envers ses semblables, avant que n’arrive la mort qui marque le retour obligé vers LUI.

Serigne Touba

Cheikh Ahmadou Bamba MBACKE (KHADIMOU RASSOUL)

AU NOM DE DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX
Que Dieu accorde Son Salut au Prophète Mouhammad et lui assure la Paix
Introduction
« Je jure par La Grandeur d’ALLAH que je suis le bien-aimé de l’Envoyé de DIEU (Paix et Salut sur Lui), son véritable ami dont ses intentions et aversions sont miennes. »
« L’amour que j’ai envers Le Prophète (Paix et Salut sur Lui) a fait disparaître dans mon cœur celui des biens, de la famille et l’amour de mes enfants. »
« ALLAH (Que Sa Grandeur soit exaltée) m’a octroyé des faveurs qu’Il n’a jamais accordées et qu’Il n’accordera plus à  personne. »
SERIGNE TOUBA (Khadimou Rassoul)
Il est établi selon la Sagesse que :

  1. Celui qui sollicite une chose dans la persévérance finira par l’impétrer
  2. Celui qui frappe à une porte avec obstination finira par la franchir
  3. Celui qui se retranche loin des vanités est du nombre des intelligents
  4. Celui qui ne soumet pas son âme à l’épreuve, jamais il n’accédera à l’Agrément du Seigneur
  5. Celui qui fait ce qu’il veut n’en retirera que désagrément
  6. Celui qui s’applique avec assiduité au combat contre son âme charnelle sera bienheureux dans sa tombe
  7. Quiconque obéit scrupuleusement à l’Envoyé obtiendra la meilleure satisfaction des vœux
  8. Quiconque observe l’abstinence des vices obtiendra des qualités éminentes
  9. Le règne de l’erreur est d’un instant, celui de La Vérité perdurera jusqu’à l’Heure

Cheikh Ahmadou Bamba, le Serviteur du Prophète.
Les parents du Cheikh

Dans son livre intitulé « Minanoul Baaxil Xadiim » ou « Les Bienfaits de l’ÉTERNEL » Serigne Bachir MBACKE, fils du Cheikh Ahmadou Bamba, nous enseigne que le Cheikh Ahmadou MBACKE, connu également sous le nom de Khadimou Rassoul (Le Serviteur du Prophète), est le fils de Muhammad, fils de Habîballah, fils de Muhammad Al Khayr. Il naquit vers l’an 1270 de l’Hégire (1853).
Son père fut un noble savant jurisconsulte agréé par les musulmans en tant qu’imâm. Princes et rois l’aimaient également parce qu’ils avaient réalisé l’étendue de sa science, la grandeur de sa rigueur morale, son caractère véridique et l’équité de son jugement. Il était chargé de l’exécution du droit à l’intérieur du royaume du  Cayor en tant que Cadi du roi Lat Dior.
Sa mère, Mariama Bousso, grâce à sa piété, sa vertu et son scrupule, eut le privilège de répondre au nom de « Jâratul Lâh » (voisine de Dieu) au milieu des siens. Elle était pieuse, chaste et fidèle. Toute soumise à son Seigneur, d’où son surnom, elle accomplissait très fréquemment la prière, le jeûne, l’aumône (surérogatoires bien sur) et s’acquittait sincèrement de ses devoirs à l’égard de DIEU et de son conjoint. Elle éduquait ses enfants de façon à développer en eux la bienveillance, le sentiment religieux et la pureté morale. Souvent, elle leur racontait les histoires des pieuses gens afin de les inciter à suivre leur exemple.
Son enfance
Doué d’une intelligence étonnante et d’une nature pure, le Cheikh écoutait attentivement ces histoires et les apprenait par cœur. En plus il se mettait à imiter les saints hommes avant même qu’il n’atteignit l’âge de la maturité.

Ayant entendu un jour sa mère dire qu’il était dans les habitudes des pieuses gens de prier durant la nuit, il se mit à prier dès que la nuit tombait et sortit sur la place du village pour méditer dans l’obscurité comme le font les dévots. C’est ainsi qu’il ne cessait, chaque fois qu’il entendait louer les Saints, de les imiter dans leur droiture morale.
Sa nourrice raconte qu’il n’avait pas le comportement habituel des enfants : il ne pleurait pas, même quand la faim le troublait. Depuis le temps de son allaitement, il avait l’habitude, chaque fois qu’on l’amenait vers des endroits où des jeux et des pratiques prohibées par la loi religieuse avaient lieu, de montrer une répugnance et de s’emporter si violemment qu’on craignait qu’il n’en revint plus. Mais son comportement redevenait normal dès qu’il était éloigné de ces lieux. Cela se produisait si fréquemment que tout le monde le savait.
Sa nourrice raconte également qu’après le temps de son allaitement, il évitait de se coucher sur le lit de sa mère et demeurait continuellement dans la partie destinée à la prière dans la chambre de sa mère, lieu qu’il ne quittait que sous la contrainte.
Dés sa tendre enfance, Cheikh Ahmadou Bamba avait commencé à montrer les signes d’un futur homme de Dieu.
A l’école coranique, Cheikh Ahmadou Bamba fit preuve d’une grande soif de connaissances. Son père l’avait confié à Serigne MBacké NDoumbé (son oncle maternel) puis à Mouhammadou Bousso (oncle maternel et ami intime de son père), auprès desquels il put apprendre l’ensemble du Coran et certaines sciences religieuses (théologie, mystique, droit musulman, prières) en un temps record.
Devenu adolescent, il se rendit auprès de son père ; jusqu’à 1300 après l’Hégire (1882 Grégorien), Cheikh Ahmadou Bamba s’occupait de l’enseignement auprès de son père et a écrit de nombreux ouvrages dans le domaine de la Jurisprudence, la Théologie, le Perfectionnement Spirituel, ….
Contexte

Depuis la disparition du Prophète Mouhammad (Paix et Salut de DIEU sur Lui) une suite ininterrompue d’hommes de Dieu s’est succédée sur terre. Quelque fois ils apparaissent en même temps, chacun dans un endroit. Il peut arriver qu’un petit nombre seulement de fidèles les suivent, ceux qui bénéficieront de la grâce et du pardon de notre Seigneur (que Sa Grandeur soit exaltée).
L’humanité a besoin, plus que jamais, aujourd’hui d’exemples vivants qui exaltent les esprits et permettent de regarder de plus haut un monde matérialiste, déboussolé, partagé entre la crainte et l’espoir, avec des ambitions démesurées d’hommes ayant perdu le sens des réalités et qui, sans apprendre à dominer leurs passions ont dominé la nature grâce au développement des sciences et des techniques qui ont modifié leur vie.
Le monde traverse une crise non seulement spirituelle, nous dit-on, mais aussi métaphysique.
Cheikh Ahmadou Bamba est apparu au Sénégal dans la deuxième moitié du 19ème   siècle. Cette période se caractérise par deux évènements majeurs dans l’histoire de l’Afrique occidentale: la fin de la Traite Négrière par les puissances européennes et la finalisation du processus de Colonisation de l’Afrique par ces mêmes puissances.
Le Commerce des Esclaves (Traite Négrière) qui aura duré plus de trois siècles répondait à des impératifs économiques, ces esclaves constituant pour les puissances européennes, une inestimable source de main d’oeuvre pour leurs exploitations agricoles des Amériques.
La conséquence de ce commerce aura été une désorganisation de ces sociétés africaines, qui, outre les ravages de l’alcool et les saignées humaines des esclavagistes, auront à endurer une négation totale de leur culture, de leur religion, bref de leur condition d’humain.
Cette ignominie, qui néanmoins trouvera une justification humanitaire (“civiliser l’Homme Noir”) et aura même (du moins à ses débuts) la bénédiction de l’Eglise, finira par être abolie en 1848.
Cependant les exigences de l’industrialisation (recherche de matières premières et de marchés) et la volonté impérialiste des puissances européennes vont dicter à l’Europe, (notamment à la France pour le cas du Sénégal) une politique de conquête territoriale (la Conquête Coloniale).
Cette politique expansionniste va rencontrer au Sénégal une farouche résistance tant du côté des chefs religieux (El Hadji Oumar Tall, Maba Diakhou Ba, …) que du côté de l’aristocratie (Lat Dior, …). Mais du fait du décalage technologique et l’affaiblissement des royaumes dû à la Traite Négrière, toutes ces résistances vont être défaites.
C’est dans ce contexte qu’apparut Cheikh Ahmadou Bamba, le Serviteur du Prophète. Il reçut des grâces et des bénédictions de notre Seigneur au vu et au su de tout le monde. Il occupe une place privilégiée parmi les hommes de Dieu qui ont indiqué la voie droite, l’unique qui permet d’accéder à ALLAH.

C’est à l’occasion du décès de son père en 1301 (1883), enterré à Dékheulé à coté de Lat Joor, que le Cheikh a écrit les vers suivants :
  « Penche vers les portes des sultans – m’ont-ils dit – afin d’obtenir des dons qui te suffiraient pour toujours. »
« Dieu me suffit – ai-je répondu – et je me contente de Lui et rien ne me satisfait si ce n’est la Religion et La Science »
« Je ne porte mes espoirs qu’en mon Roi, je ne crains que Lui – qu’Il est Auguste – Lui qui peut m’enrichir et me sauver. Comment disposerais-je d’ailleurs ma destinée entre les mains de ceux-là qui sont incapables de régler leur propre sort »
« Ou bien comment l’amour des vanités de ce monde peut-il m’obliger à fréquenter des êtres dont la mesure est le parterre fleuri des démons? »
« Si j’éprouve du chagrin ou bien si j’ai une requête à présenter, c’est au Maître du Trône que j’adresse mes prières. »
« IL est l’aide que rien ne réduit à l’impuissance et c’est Lui qui fait ce qu’IL veut de la manière qui Lui plaise. »
« S’IL veut brusquer une affaire, celle-ci est vite faite et s’IL veut en retarder l’échéance, elle ne sera accomplie qu’après le délai marqué. »
« Ô toi qui blâmes, ne vas pas trop loin! Cesse de me blâmer! Car mon abandon des futilités de cette vie ne m’attriste point. »
« Si mon seul défaut est la renonciation aux vanités des princes, c’est là un précieux vice qui ne me déshonore point. » (“Qâlû liya arkân”).
C’était là un double défi lancé à la fois aux rois, à qui le Cheikh rappelait leur servitude vis-à-vis de leur Seigneur ALLAH (Que Sa Grandeur soit Exaltée) et à l’élite de l’orthodoxie musulmane dont il dénonçait la complaisance.
C’est ainsi que le mouridisme est né à Mbacké Kajoor où habitait son père Mame Mor Anta Salli et il appela tous les fidèles de Mbacké Kajoor à se joindre à sa mission. Certains le suivirent, mais d’autres s’en détournèrent. Après quelques mois, il quitta Mbacké Kajoor pour se rendre à Mbacké Baol, la terre de ses ancêtres.
Historique de Mbacké Baol

Ce village fut fondé par son grand-père Mame Marame MBACKE (1703–1802), originaire du Djolof qui avait un ami et collègue dénommé Serigne Malamine SARR qui habitait dans le Baol. Aux funérailles de ce dernier, assassiné en 1795 par un roi (du nom de Cissé), Mame Marame s’y rendit en compagnie de toute sa cour pour présenter ses condoléances à la famille éplorée. Le roi, ému par la haute situation sociale de cet homme, saisit vite la gravité de sa faute, car il ne pouvait imaginer que la victime pouvait connaître un homme de la dimension de Mame Marame. Afin de réparer son crime, il proposa à Mame Marame de lui donner un terrain dans son village, offre que ce dernier accepta, d’où aujourd’hui le village de Mbacké Baol. Cependant Mame Marame ne s’y s’installa pas. Il le confia à son fils aîné Ibrahima Awa Niang. Ses frères le rejoindront plus tard et progressivement, le village ne fut peuplé que de Mbacké-Mbacké (c’est à dire des gens du nom de Mbacké).
A Mbacké Baol, Serigne Touba poursuivra sa mission de restauration des authentiques valeurs islamiques léguées par le Prophète Mouhammad (Paix et Salut de DIEU sur Lui) qui commençaient à se perdre au sein da la société à cause de la colonisation.
Sa mission

A l’image de tous les Hommes de Dieu, sa noble ambition rencontra vite des résistances venant de partout : d’abord de sa propre famille (certains de ses demi-frères), ensuite de l’élite locale, mais surtout de l’administration coloniale. Les disciples qui l’ont suivi ont été persécutés, pourchassés, torturés et même souvent tués.
Après avoir passé quelques temps à Mbacké Baol, il effectua un court séjour chez les Boussobé (la famille de sa mère) avant de fonder le village de Darou Salam (la Demeure de La Paix). Ensuite, il fonda le village de Touba (La Félicité) où il passera sept ans.
En 1312.H (1895), un jour en observant comme d’habitude sa retraite spirituelle dans la mosquée de Darou Khoudoss, le Prophète (Paix et Salut de DIEU sur Lui) lui apparut pour lui annoncer les dures épreuves qu’il devrait endurer avant d’obtenir sa quête auprès de Dieu. Mais, tant qu’il restait à Touba, rien ne lui arrivera car ce village est sous la protection de son Seigneur. Alors, il se rendit à Mbacké Baari. Ce village appartenait à l’époque au roi Samba Laobé. Cheikh Ahmadou Bamba s’y installa aux cotés de Ma Abdou Lô et de Ibra Fatim Sarr.
L’installation de Serigne Touba à Mbacké Baari va très vite susciter la jalousie et la haine du roi. En effet, Samba Laobé devint de plus en plus impuissant avec la ruée de sa cour vers le Cheikh. Il complota alors contre lui en imitant sa signature dans une lettre qu’il adressa au gouverneur de Saint Louis, le menaçant d’une éventuelle attaque de lui et du marabout. A l’époque Mbacké Baari constituait un point stratégique, ce qui augmenta la crainte des colons.

Face à ces manigances qui s’amplifiaient de jour en jour et l’installation de Serigne Touba à Mbacké Baari qui devenait de plus en plus insupportable, l’administration coloniale de Saint Louis décida alors de le convoquer devant le tribunal pour répondre à toutes ces accusations portées sur sa personne. En réalité ce n’était que des prétextes montés de toutes pièces pour l’arrêter et l’éloigner de ses disciples qui devenaient de plus en plus nombreux. C’est ainsi que l’audience décida de son exil en Afrique équatoriale, au Gabon. C’est donc ce jour du 18 safar qui marque la célébration de l’anniversaire du grand Magal de Touba, symbolisant la victoire de Cheikh Ahmadou Bamba sur ses ennemis.
A son retour, après plus de sept années d’exil, il chercha un mouton à l’occasion du premier anniversaire et l’immola, en guise de reconnaissance à son Seigneur ; ce fut à Ndiareem (Diourbel). Ainsi ce jour de 18 safar devint son propre jour. Il demanda à tous les disciples, où qu’ils puissent se trouver, de le célébrer en immolant du coq au chameau chacun selon ses moyens, afin de rendre grâce à notre Seigneur pour tous les bienfaits qu’IL lui a accordés en ce jour mémorable. Important, ce jour du 18 Safar l’est, d’autant plus que Serigne Touba en dit lui-même que, celui qui le célèbre aura toujours un rang plus élevé sur celui qui ne le fait pas. Aussi, l’anniversaire du 18 safar est ressenti jusqu’au paradis.
Après sa disparition en 1927, son fils aîné Serigne Mouhammadou Moustapha Mbacké perpétua la tradition. C’est durant le califat de Serigne Fallou Mbacké que ce dernier appela pour la première fois à un rassemblement à Touba pour célébrer le Magal.