Le Pélérinage à la Mecque

Qu’est-ce que le Haj?
Le haj, pèlerinage à la ville sainte de La Mecque, située en Arabie Saoudite, est une obligation à réaliser pour tout musulman au moins une fois dans sa vie, à condition qu’il satisfasse un certain nombre d’exigences. Institué par Dieu, le cinquième de l’Islam est décrit dans le Coran.

Sourate 3, Verset 97
Là sont des signes évidents, parmi lesquels l’endroit où Abraham s’est tenu debout ; et quiconque y entre est en sécurité. Et c’est un devoir envers Dieu pour les gens qui ont les moyens d’aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas… Dieu se passe largement des mondes.

Sourate 2, Verset 196

Et accomplissez, pour l’amour de Dieu, le grand et le petit pèlerinage.

Cette obligation a été établie en l’An 9 après l’Hégire, appelée l’année de la délégation pendant laquelle la sourate Al-‘Imrân a été révélée. Ce dernier verset extrait du Coran nous informe très clairement de la raison pour laquelle tout croyant doit faire le pèlerinage. C’est en effet pour l’amour de Dieu et en commémoration du voyage d’Abraham et de sa famille. Le croyant cherche ainsi à plaire à Dieu car ce pèlerinage peut lui permettre de faire pardonner tous ses péchés, comme l’a précisé le prophète1.
“Quiconque accomplit le pèlerinage pour l’amour de Dieu et s’abstient de toutes relations sexuelles avec son épouse, et ne fait pas de mal et ne commet pas de péchés, alors il retournera chez lui [après le pèlerinage sans péchés] comme s’il était à nouveau né.”
(Sahih Al-Boukhari, Volume 2, livre 26, numéro 596)
Histoire et signification
Abraham (Ibrahim) est une figure emblématique chez les musulmans ; il est un modèle de piété et un fervent adorateur de Dieu, ayant toujours été défenseur de l’unicité divine. Abraham est considéré comme le patriarche du monothéisme pure.

Sourate 3, Verset 95
Dis : “C’est Allah qui dit la vérité. Suivez donc la religion d’Abraham, Musulman droit. Et il n’était point des associateurs”.

Historiquement, il est parti de sa ville, Ur (Mésopotamie), après avoir exprimé son opposition aux pratiques polythéiste de son peuple, notamment de son père.

Sourate 6, Verset 74
(Rappelle le moment) où Abraham dit à ‘Âzar, son père : “Prends-tu des idoles comme divinités? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement évident!”.

Il est alors partit s’établir en Égypte avec sa famille. Plus tard, il a conduit une de ses épouses, Hajar, et de leur fils Ismaïl, à une vallée d’Arabie, faisant confiance à Dieu qui devait s’occuper d’eux.
Hajar, préoccupé par son jeune bébé, commença à rechercher dans les environs de la nourriture et de l’eau. Ainsi, en réponse à sa recherche, Dieu fit sortir de sous le pied d’Ismaël une source d’eau afin d’étancher sa soif. Hajar avait escaladé les collines voisines recherchant de la nourriture et d’éventuelles caravanes. Certaines se sont arrêtées et ont demandé la permission à Hajar d’utiliser l’eau de cette source pour leur propre consommation et celle de leurs chameaux. Certains commerçants décidèrent de s’installer dans cette petite vallée : c’est comme cela que la ville de La Mecque est née.

Par la suite, la population augmenta. Abraham retournait de temps en temps rendre visite à sa famille. Alors qu’Ismaïl avait environ treize ans, ils construisirent la Kaaba, bâtiment de forme cubique vide, dans le but d’y vouer un culte au Dieu unique.

Sourate 2, Verset 127
Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison, ils dirent : “Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part! Car c’est Toi l’Audient, l’Omniscient.”.

Condition à remplir.
Plusieurs conditions sont à remplir afin de pouvoir effectuer le pèlerinage. Elles sont au nombre de quatre.

  1. Être musulman. En effet, dans la mesure ou l’intention dans le coeur est ce qui valide nos actes, une personne ne croyant pas en Dieu et en l’Islam ne peut voir “son pèlerinage” validé.
  2. Avoir pleinement possession de ses capacités mentales. Une personne atteinte de folie, de troubles du comportement… n’est pas dans l’obligation d’effectuer le pèlerinage.
  3. Avoir atteint l’âge de puberté (majorité), que ce soit chez l’homme ou la femme. L’enfant n’ayant pas de responsabilité à assumer comme l’adulte, il n’est pas obligatoire pour lui d’effectuer le pèlerinage. Cela dit, rien ne l’empêche de s’y rendre avec ses parents par exemple.
  4. Avoir les moyens physiques et financiers (provision et moyen de transport) afin de l’accomplir. Une personne qui n’a pas un état de santé lui permettant de faire le pèlerinage n’est pas obligé de l’accomplir. Par ailleurs, lorsque l’on parle de moyens financiers, il ne faut pas que la croyant oublie la famille dont il a la responsabilité, si c’est le cas. Il ne peut pas partir et laisser femme(s) et enfant(s) sans les ressources nécessaires afin qu’ils subviennent à leurs besoins en son absence

Le Jeûne

Les PILIERS DE L’ISLAM sont les devoirs incontournables que tous les musulmans doivent appliquer. Les plus notables et respectés sont au nombre de cinq. Ces devoirs ne sont pas explicitement soulignés dans le Coran comme le sont les Dix Commandements dans la Bible, mais rapportés dans un hadith prophétique : “L’islam est construit sur cinq [pilliers]” (Rapporté par Al-Boukharî et Muslim). Le concept a été adopté par toutes les branches de l’islam, sauf exceptions tels les Kharijites qui le rejettent (source ?). Les devoirs des musulmans ne se limitent pas à ces piliers mais leur mise en application est impérative.

RAMADAN
(en arabe رَمَضَان ramaḍān) est le 9e mois du calendrier musulman.

«  Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été prodigué comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne !  » Coran 2:183 (chapitre 2 Al-Baqarah, verset 185)

Le jeûne du mois de Ramadan est un devoir pour les musulmans. Ce devoir a été révélé au mois de châban de la deuxième année après l’Hégire par ce verset :

«  Ô vous qui croyez, le jeûne [as-Siyâm] vous est prescrit comme il l’a été à ceux qui vous ont précédé, ainsi atteindrez-vous la piété. » Coran 2:183 (chapitre 2 Al-Baqarah, verset 183)

Il fait partie des pratiques les plus importantes de l’islam. Les musulmans se réjouissent de son approche : c’est le mois des bienfaits, des actes d’obéissance et des bénédictions. C’est dans la tradition musulmane le meilleur mois de l’année, qui contient la meilleure des nuits, laylatou al-qadr (la nuit du destin).

Jeûner c’est s’abstenir pendant la journée de ce qui rompt le jeûne, en ayant fait l’intention pendant la nuit. C’est une obligation pour tout musulman pubère, sain d’esprit, capable de jeûner. Toutefois le jeûne n’est pas imposé aux femmes qui ont leurs règles ou qui viennent d’accoucher.

Détermination du début du mois

Le jeûne de Ramadan devient obligatoire dans l’un des deux cas suivants :

1. lorsque le mois de châban a atteint trente jours.
2. lorsque le croissant de lune du mois de Ramadan est aperçu, la nuit précédant le trentième jour de châban, conformément à la parole de Mahomet (rapporté par Al-Boukhari et Mouslim) « Jeûnez à la vue du croissant et interrompez le jeûne à la vue du croissant et si l’observation est gênée par des nuages par exemple, poursuivez le compte de châban à trente jours ».

Celui qui a vu le croissant de lune de Ramadan doit jeûner et il est devenu un devoir de jeûner à celui qui ne l’a pas vu mais a été informé par un musulman juste (^adl), libre, et qui n’est pas connu comme étant menteur.

Obligations du jeûne

Les obligations de jeune sont au nombre de deux :

1. L’intention : elle est faite par le musulman en disant par exemple : nawaytou sawma ghadin ^an ‘ada’i fardi Ramadana hadhihi s-sanata ‘imanan wa-htiçaban li l-Lahi ta^al ce qui signifie : « J’ai l’intention de jeûner le jour qui vient par accomplissement de l’obligation du jeûne de Ramadan de cette année, par acte de foi et par recherche de la récompense de Allah le très haut ». Le temps de l’intention commence avec le coucher du soleil et dure jusqu’à l’aube. Cette intention ne doit pas se faire à voix haute, elle se fait intérieurement.
2. l’abstinence des choses qui rompent le jeûne : depuis l’apparition de l’aube véritable jusqu’au coucher du soleil.

Cependant, il est autorisé à certaines personnes de reporter le jeûne ou de ne pas avoir à l’effectuer:

1. La femme en période de menstruations ou de lochies et femme enceinte
2. Le voyageur
3. Le malade : Il peut rompre le jeûne en raison d’une maladie dont on craint son aggravation ou sa prolongation à cause du jeûne.
4. Le vieillard
5. Les jeunes enfants

Causes de rupture du jeûne

Selon le droit musulman, les causes de rupture de jeûne sont nombreuses. Parmi elles, il y a :

1. Se nourrir : ne serait-ce qu’un grain de sésame ou boire ne serait-ce qu’une goutte d’eau ou de médicament, si on se rappelle qu’on est en train de jeûner ;
2. les gouttes : dans le nez ou les oreilles si le médicament parvient jusqu’à l’intérieur du corps et également le clystère par les deux orifices inférieurs, antérieur ou postérieur. Les gouttes dans les yeux en revanche, ne rompent pas le jeûne ni l’injection dans la peau, le muscle ou les veines.
3. fumer
4. boire
5. l’évanouissement [qui dure] toute la journée : quiconque s’est évanoui toute la journée de l’aube au coucher du soleil, son jeûne n’est pas valable. Il en est de même pour celui qui est atteint de folie, ne serait-ce qu’un instant.
6. se faire vomir : en mettant son doigt ou quelque chose du même genre dans la bouche pour provoquer la sortie du vomi de l’intérieur. Par contre, le jeûne n’est pas rompu par un vomissement involontaire du moment qu’on n’en avale rien.
7. avoir des relations sexuelles durant la journée.
8. l’apostasie : par l’une de ses trois sortes : par la croyance, l’acte ou la parole.

Il est à noter que ces exemples ne sont pas exhaustifs. Pour plus d’informations, voir les liens externes.

Celui qui a rompu un jour de jeûne de Ramadan s’est chargé d’un péché. Il doit de ce fait se racheter devant Allah. On distinguera deux cas :

* Si l’acte était involontaire (boire alors qu’on faisait les ablutions,…) ou dû à un oubli (gouter à la nourriture quand on est en train de cuisiner, boire alors qu’on se rafraichissait le visage…), dans ce cas il n’est pas nécessaire de rattraper le jour de jeûne, on le poursuit.
* Si le jeûne a été rompu volontairement, le musulman se doit dans ce cas de se racheter, pour chaque jour rompu, de la façon suivante : affranchir un esclave, si l’on ne peut et que l’on en est capable (physiquement), jeûner 60 jours consécutifs, si l’on n’en est pas capable, nourrir 60 pauvres.

Il est interdit de jeûner le jour de la Fête de la fin du jeûne (entre autre).

Le ramadan est pourtant pour un musulman plus qu’un jeûne, c’est un mois de recueillement, de compassion envers les personnes les plus pauvres.

Siam, en arabe, signifie s’abstenir, se retenir de. Appliqué à la religion, le mot a pris le sens de renoncer par piété à tout ce qui est considéré comme étant susceptible de rompre le jeûne, c’est-à-dire de manger, boire, avoir des rapports intimes, un mauvais caractère ou comportement et cela depuis l’apparition de l’aube jusqu’au coucher du soleil.

Comme, en arabe, boire de l’alcool se dit avec le même verbe que fumer, l’interdiction de rompre le jeûne s’étend normalement aussi à la consommation de tabac.
Durant ce mois, les musulmans du monde entier se recueillent pour effectuer les prières (surérogatoires) dites de tarawih.

Selon Abu Hurayra : « Que celui qui a l’intention de jeûner un jour , ne dit ni de grossièretés ni d’obscénités. Si quelqu’un l’injure ou l’attaque qu’il répète : “Je suis en Jeune” »

La Prière

La prière (Salât), en tant que deuxième pilier de l’Islam, est d’une très grande importance. Elle permet au croyant d’exprimer son adoration envers Dieu, l’Unique Créateur. Elle se fait de façon directe et sans intermédiaire entre l’homme et Dieu.

Sourate 2, Verset 186
“Lorsque mes serviteurs t’interrogeront à mon sujet, dis-leur que je suis près d’eux, que j’exauce le voeu de celui qui m’invoque. Qu’ils répondent donc à mon appel par leur soumission et croient en moi pour être bien dirigés.”
Sourate 98, Verset 5
“Pourtant, il ne leur fut ordonné que d’adorer Dieu, de lui vouer un culte pur, en monothéistes sincères, d’accomplir la prière, de s’acquitter de l’aumône, car telle est la religion de la parfaite orthodoxie.”

Depuis toujours, Dieu ordonna aux croyants de le prier en lui rendant des louanges. Dans le Coran, il est souvent fait référence à la prière et plus particulièrement à celles des prophètes (Que la paix et le salut soient sur eux).

Sourate 10, Verset 87
“Nous révélâmes à Moïse : “Invitez, ton frère et toi, votre peuple à prendre en Égypte des demeures. Faites de vos demeures des lieux de recueillement. Accomplissez la prière et annoncez une bonne nouvelle aux croyants.”.”
Sourate 14, Verset 40
“Fais que j’accomplisse la prière et qu’une partie de mes descendants l’accomplissent également! Seigneur, agréé mon invocation!”

L’accomplissement de la prière doit se faire de manière rigoureuse, tant au niveau de sa préparation qu’à celui de son accomplissement. Elle marque ainsi la vie du croyant car elle doit être accomplie de manière régulière tout au long de la journée. Ce fait révèle son rythme véritablement cosmique, d’une part parce qu’elle suit le mouvement naturel du soleil et d’autre part, parce que les intervalles entre chaque prière subissent une certaine accélération.
En effet, au fur et à mesure que la journée avance, ces intervalles se réduisent. L’intervalle le plus long est entre la prière du matin (Al-Fajr) et celle du midi (Al-Dhouhr), et l’intervalle le plus court est entre celle s’effectuant après le coucher du soleil (Al-Maghrib) et celle de la nuit (Al-^Icha’). Ce rythme est également présent dans le Coran lui-même. En effet, nous trouvons au début de cet ouvrage les Sourates les plus longues et à la fin les plus courtes. C’est de cette façon que le croyant, en plus d’accomplir un acte d’adoration, se met en harmonie avec le rythme universel qui régit toutes choses créées par le Tout Puissant.
La prière se compose de rak^ah, unités indissociables qui contient elles-mêmes des piliers gestuels et oraux. Leur nombre dépend de la prière que le croyant doit effectuer. Parmi ces piliers gestuels, il y a quatre postures principales : station debout, inclination, prosternation et station assise sur les talons. Chaque position est douée d’une véritable signification symbolique et spirituelle. D’après les commentaires traditionnels les plus courants, la prière synthétise les formes de soumission et d’adoration de tous les êtres créés : les arbres et les montagnes se tiennent debout, les astres se lèvent et se couchent, les animaux sont inclinés et tout ce qui vit tire sa nourriture de la terre. De cette manière, le croyant, au travers de la prière, retrouve la position centrale que Dieu lui a destiné. Nous verrons par la suite et plus en détail comment s’effectue une rak^ah.
Qui doit faire la prière?
Tout musulman pubère, saint d’esprit et pur doit effectuer la prière rituelle. Bien entendu, à l’occasion de son apprentissage, le musulman pourra commencer à apprendre plus tôt. Il est recommandé, selon la tradition prophétique, que l’enfant fasse la prière dès l’âge de 7 ans. Par pureté, il faut comprendre que le croyant doit avoir fait ses ablutions (la grande : al-ghousl – la petite : al-woudhou’) si son état de pureté a été levé. Nous verrons les ablutions plus en détail par la suite. Les conditions de validité de la prière sont les suivantes :

  • Être musulman.
  • Avoir atteint l’âge de distinction.
  • Que le Musulman ressente dans son cœur la crainte de Dieu.
  • Respecter les horaires de la prière.
  • Si la personne est en état de grande impureté, il faut effectuer la grande ablution ou l’ablution sèche.
  • Avoir effectué la petite ablution à moins qu’elle n’ait pas été annulée.
  • Le corps, les vêtements, le lieu de la prière doivent être exempts d’impuretés.
  • Orienter son corps dans la Qibla.
  • Pour la femme, couvrir tout le corps sauf le visage et les mains avec quelque chose qui cache la couleur de la peau. Pour l’homme, cacher au minimum la zone entre le nombril et les genoux.

Quand?
Les prières doivent être accomplies à des moments bien précis. Les effectuer à l’heure est une obligation (les avancer est interdit, les retarder pour une raison valable est autorisé). Étant au nombre de cinq, voici les temps pendant lesquels elles doivent être accomplies :

  • Al-dhouhr (prière de la mi-journée de 4 rak^ah) : son temps commence lorsque le soleil s’écarte du milieu du ciel (a passé le zénith) et dure jusqu’à ce que toute chose ait une ombre égale à sa propre longueur en plus de l’ombre qu’elle avait quand le soleil était à son zénith.
  • Al-‘asr (prière de la après-midi de 4 rak^ah) : son temps commence à la fin du temps de al-dhouhr et dure jusqu’au coucher du soleil.
  • Al-maghrib (prière du coucher du soleil de 3 rak^ah) : son temps commence après le coucher du soleil et dure jusqu’à la disparition de la lueur rougeâtre.
  • Al-^icha’ (prière de la nuit de 4 rak^ah) : son temps commence à la fin du temps de al-maghrib et dure jusqu’à l’apparition de l’aube véritable (al-fajrou s-sadiq).
  • Al-fajr (prière de l’aube de 2 rak^a) : son temps commence à la fin du temps de Al-^icha’ et dure jusqu’au lever du soleil (ach-chourouq).

Voici une illustration des temps établis pour la prière :

Comment ?
Nous avons vu précédemment que pour pouvoir accomplir la prière et donc s’adresser à Dieu, il fallait être pur. La pureté passe par deux niveaux. Ce qui rompt le premier niveau, c’est :

  • Tout de qui sort par les orifices inférieurs (matière fécale, urine et gaz),
  • Le sommeil profond,
  • La perte de conscience,
  • Toucher directement le sexe d’un humain,
  • Toucher peau contre peau un personne du sexe opposé et qu’il est possible d’épouser avec désire.

Si ce premier niveau est rompu, le croyant doit alors effectuer la petite ablution (al-woudou’). Ce qui rompt le second niveau, c’est :

  • L’émission de liquide sexuel (maniyy)
  • Le rapport sexuel (dès qu’il y a pénétration)
  • La fin des règles
  • La fin des lochies
  • L’accouchement

Si ce second niveau est rompu, le croyant doit alors effectuer la grande ablution (al-ghousl).

Temoignages d’une française, disciple de Cheikh Ahmadou Mbacké Maa-ul Hayaat

As salamalaykoumrahmatullahuwabarakatu

Je n’ai pas encore osé témoigner de ma rencontre avec le Cheikh… cela prendrait beaucoup de temps à lister toutes les facettes qu’il travaille en moi.

Aujourdhui je veux crier  l’amour que je te portes, ya MbackéMaoulhayat

Allah m’a rempli le cœur d’un amour que jamais je n’avais éprouvé.

Durant une année je t’ai aimé, d’un amour énorme mais limité… j’aipassé mon temps à te regarder, à t’écouter, à scruter les plis de ton boubou, à me souvenir de tes mains, de ta bague, de ton chapelet, de ton sourire, de tes dents si bien alignées, de la façon d’ont tu agences ton foulard, ta démarche…j’ai scruté tout le zahir possible…

Mais depuis peu, Allah m’a rempli d’un autre amour….un amour qui ne se voit qu’avec le cœur…tu ne veux pas qu’on s’arrête à ta personne alors j’ai porté mon regard plus loin.

Et là, Allah m’a fait don d’un amour surdimensionné, non quantifiable…

Ya Cheikh Maoulhayat, quand je suis loin de toi je veux te satisfaire, répondre à tes souhaits…mais dès que je m’approche de toi alors tu disparais comme un mirage, me laissant seule avec mon Seigneur…

Tu as permis cette intimité avec mon Créateur, ya Cheikh Maoulhayat

ya Mbacké tu es celui à qui je pense au réveil, celui à qui je pense au couché, celui à qui je pense quand je me déplace, celui a qui je pense quand je parle, celuia qui je pense quand je médite, celui à qui je pense quand je prépare le repas, celui à qui je pense quand j’étends le linge, celui à qui je pense quand j’observe la nature…

Ya Mbacké tu es le vecteur qui me relie à Allah sobhan na waTa’alla. Tu me dévoiles un peu de Sa Lumière, alors que je suis loin de toi, alors que je ne parle pas wolof…Ya Mbacké, tu me fais vivre après le chaos…

Après avoir fait connaissance avec toi, voilà que ma première copie doit être rendue…la seule consigne était NDIGUEL…. Et je t’ai répondu par DIEUFE

Par la grace d’Allah, des versets du Coran se sont manifestés.

Dieu m’a fait don de la clairvoyance et du discernement pour ce sujet…Al Hamdoulillah et je suis admise pour les prochaines épreuves…

Mais j’ai compris que mes actes n’y pouvaient rien, cela appartient à Allah.

je n’ai absolument aucune confiance d’être admise aux prochaines épreuves…Dieu connait les cœurs, et mes actions ne me suffiront aucunement si je ne réponds pas par le DIEUFE.

Ya Maoulhayat, la mort est en face de moi…et arrivera le jour ou on me demandera « qui est ton Dieu, quelle est ta religion, qui est ton Prophète »

Ya Maoulhayat, j’ai tellement peur de ne pas savoir répondre…car ce jour là ma langue sera paralysée et on pressera mon cœur pour sortir ma FOI.

et le jour des comptes, yaMaoulhayat, mes yeux parleront pour ce qu’ils ont vu, mes mains pour ce qu’elles ont fais, ma langue pour ce qu’elle a dit…

Ya Maoulhayat je te demande les prières neccessaires pour être parmi ceux que Dieu choisi de guider.Ya Cheikh Maoulhayat, ne m’abandonnes jamais à mon propre sort.

Ce jour là je n’aurais aucun secours, tout sera la RAHMA d’Allah

Et la Rahma d’Allah aujourd’hui est le Ndiguel… aucun secours en dehors du DIEUFE

Ô Cheikh Maoulhayat la Vérité est claire et les épreuves confirment la Promesse d’Allah.

Heureux et rassurés ceux qui ont placé une totale confiance en Allah

Heureux et rassurés ceux qui t’ont fais allégeance.

Ya Maoulhayat, en ce jour je renouvelle mon allégeance encore plus fermement qu’auparavant.

Je me soumets à Allah sobhannawaTa’alla au travers de ta personne.

Qu’allah scelle ce pacte jusqu’au jour ou je serais ramené à mon Seigneur.

Ô Cheikh Maoulhayat, je t’aime.

Sokhna Khadija , France – Juillet 2014

MAA- UL HAYAAT

Je vis de béatitude,
A toi toute ma gratitude.
Ô ! Mer salutaire
Je ne saurais me taire,
En moi point d’hypocrisie.
Tu m’as nourri d’ambroisie
En période de disette
Et augmente ma recette.
Je le jure par les Hayats
Ô sauveur ! Ô Maa-ul Hayaat.

Khadim Yade

MANÂROUL HOUDA

Par Allah le secret
Qui délivre le décret
Tu es le centre des mondes
A l’écart des vices immondes
Promue à l’excellence,
Tu grandis dans le silence ;
Loin du mauvais oeil
Qui attire le deuil.
Souffle que je te cite
O ! Cité bénite.
Ô sainteté ! Ô Manâroul Houdâ
Je viens me recueillir tout bas.
Mur mures et chuchotements
M’éloignant des châtiments.

Khadim Yade

THIANT

N’eut été la lumière divine sur terre, l’âme mourrait par soif de cette lumière.
N’eut été des individus porteurs de cette lumière, certains hommes seraient désemparés dans ce monde à la recherche de cette lumière.
N’eut été la rencontre de ces personnes porteuses cette lumière, certains coeurs se briseraient par amour pour leur Seigneur.
N’eut été vous Mbacké, la solitude emporterait certains d’entre nous.
Par vous, nous avons connu la renaissance,
Vos propos illuminent les coeurs et constituent leur substance,
Et la cohérence qui s’y trouve témoigne votre connaissance
Qui n’est rien d’autre que la récompense de votre bienfaisance.
Seul suffit aux doués d’intelligence votre apparence cialis prix.
Et votre constance marque la différence.
Sont parmi vos qualificatifs la persévérance et la repentance en permanence,
Véritable docteur des vices, votre patience indique votre ressemblance aux Elus sagaces.
Votre présence sur Terre procure aux croyants Rassurance et réjouissance
Ainsi devons-nous à l’Eternel Seigneur Créateur obéissance et reconnaissance.
Longue vie à Cheikh Ahmadou Mbacké Maoul Hayaat.

Sokhna Khady Gueye
Infirmière

 

 

CHEIKH AHMADOU MBACKE MAA-UL HAYAAT

Coran est ton livre sacré
Honneur pour toute la Oummah islamique
Empêche-nous d’emprunter la voie de l’enfer
Imaane, islam, Ihssane sont tes armes
Khadimou Rassoul t’a choisi
Honnête marabout guide nous

Adorateur d’Allah et serviteur de son prophète (P S L)
Héberge-nous dans l’enceinte de ta lumière
Messager infatigable de notre créateur
Accepte-nous avec toi
Dieu t’a a accordé beaucoup de faveurs
Oh Mbacké! Ne nous abandonne jamais
Unissons – nous pour sauver l’Islam

Maa-ul Hayat un moudjadid mystérieux
Baaboul laahi incontestable
Accompagne-nous, ne nous laisse pas tomber
Clé du paradis
Khakihatoul Moukhamadiya est la base de tes connaissances
Esclave reconnaissant, éclaireur de la vérité

Manaroul houda est ton village saint de méditation
Ahmadou Mbacké le sauveur de l’humanité
Abri efficace contre Satan

Ouvre – nous la porte du salut
Unificateur des peuples
L’abreuvoir des âmes assoiffées de Dieu
Echelle de la voie qui mène vers notre seigneur

Homme de Dieu, digne de confiance
Agréable Cheikh tu as purifié nos coeurs
Yadoul laahi fawxa aydikhime
Allié qui nous rapproche d’Allah
Au jour dernier tu es notre espoir
Taqwa élevé envers l’Eternel Maître

Modou GUEYE
Elève

Santt

Kou santoul dé man tay sant naa
Yalla bour bi kinou may
Khéweul gou reuy gou euppou say
Té moodi Cheikhou Ahmadou
Kou waarouwoul dé man waarou naa
Si kinga khamné moukk dou dégn
Di sakkou leuf loum tout ni bégn
Si Yalla bour nguirouk khérégn
Maa lott si santt kookeulé
Ndakh kougnou may dou oumpeulé
May guignou ko may té dou teulé
Sant kako may sa nam meuné
Djeredjeufé Cheikhou Ahmadou
Maa ul Hayaat yaa gnou rammou
Tay té eulleuk téwa gougnou
Famoom bakham lamiy nourou
Wayé ndjort rafét nafa bou wér
Ndakh fing gnou ték day yoon wou lèr
Wa Yonén tégoon gnognam ba tèr
Aldjana keur gadoul oubou
Mbacké Yalnagn sakh si yaw ba dèè
Dila djeufeul saa sou rotèè
Ndigueul la ak foum fa rotèè
Dila beugg yit moy sogn ndjarign
Kou beugg nit mom ngay néwal
Eulleuk té rik boul séwal
Wakh djilé ndakh séttantalal
Wakhi Rassoul thia samm ba
*Djeredjeufé Yalla*

Abdoul Ahad TOURE
Etudiant en France

 

 

VISITE DE SERIGNE MOURTADA IBN CHEIKH MOUHAMMADOUL F AADEL MBACKE A MANAR-UL HUDDA, CHEIKH AHMADOU MBACKE MAA-UL HAYAAT DONNE UNE LEÇON D’HUMILITE

Il est fréquent d’entendre dire que l’histoire se répète. Bien que cette affirmation soit discutable nous pouvons nous permettre de faire partie de ceux qui la défendent même si nous devons nous baser sur un seul fait pour l’étayer. Nous pouvons nous enorgueillir d’avoir vécu encore une fois de plus une scène que les compagnons du Prophète (PSL) ont eu à vivre avec lui. Et le lieu de la scène n’est autre part que Manaroul Houda ou Mbarassane, comme il conviendra au lecteur, ce 20 octobre 2013. Puissions-nous en tirer les enseignements nécessaires. De par cette occasion, nous réitérons tous nos actes et paroles qui contribuent à rendre grâce au Seigneur le Très haut pour nous avoir mis dans le chemin qu’Il agrée. Lui qui ne cesse de nous octroyer des faveurs même si quelques fois c’est à notre insu. Lui qui nous protège de ce que nous pensons être bien pour nous et qui souvent contribue à notre perte, comme Il nous l’a édifié dans le Saint coran (Baqra verset 216) :
« Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas ».

Et pour ne pas tirer en longueur nous pourrions nous limiter à rendre grâce à notre Seigneur du seul fait qu’Il ait guidé nos pas vers l’une de ses créatures qu’IL agrée puisque c’est de là que découlent réellement notre prise de conscience et nos actes de bienfaisance afin de faire partie de ceux qu’Il agrée. Longue vie et très bonne santé à notre vénéré guide Cheikh Ahmadou Mbacké Maa- ul Hayaat, lui qui, comme à l’accoutumé, nous a fait vivre une fois de plus une scène de la vie du Prophète (PSL).

En ce dimanche 20 octobre 2013 où il recevait un petit fils de Serigne Touba Khadimou Rassoul et fils de Serigne Fallou Mbacké, en l’occurrence Serigne Mourtada Mbacké, nul ne peut imaginer la richesse de ce jour en histoire mais surtout en enseignement, tel ce passage que nous nous permettons de relater dans ce présent article.

En effet, comme le Cheikh l’a toujours enseigné à ses disciples, après l’appel du muezzin pour la prière de tisbar (zuhr), nous nous dirigeâmes aux préparatifs pour observer cet acte de dévotion. Quelques instants plus tard, la grande mosquée de Manaroul Houda était presque pleine de ce beau monde venu directement des champs d’arachide où il s’activait à la récolte, et certains n’eurent même pas le temps de changer de tenue. Il n’a fallu que peu de temps pour apercevoir le Cheikh et son hôte, dans leur démarche majestueuse, se diriger vers la mosquée pour présider la prière.

Et comme certains s’y attendaient déjà, le Cheikh, de par son humilité certes, mais surtout pour diverses raisons dirons-nous, dans la mesure où on peut dire que dans l’assemblée il n’y avait que des gens avisés et chacun peut se permettre d’interpréter l’acte à sa manière, fit l’honneur à son hôte de diriger la prière. Ce qui fut fait. Et là, à la fin de la prière, pendant que chacun plongeait dans ses invocations, on vit entrer un homme qui, de par son apparence physique, ne semblait pas jouir de toutes ses facultés mentales. Qui était-il réellement ? Qu’en savons nous, nous qui le vîmes pour la première fois ? Ce qui est sûr c’est qu’il a attiré l’attention de bon nombre des compagnons sur le visage desquels on sentait une certaine surprise en voyant l’homme s’avancer vers la première rangée ou était assis le Cheikh faisant face à son hôte et imam du jour. L’on se demandait qui est cet homme d’un âge bien avancé qui ne semblait pas sain d’esprit vu sa coiffure défait et son accoutrement ? Pendant que certains compagnons chargés de la sécurité hésitaient à le retenir, d’autres riverains qui semblaient le connaitre lui faisaient signe afin qu’il n’aille pas jusqu’à la première rangée. L’apercevant arriver, le Cheikh lui fit signe de s’asseoir à une place située juste derrière lui puisque l’imam était encore en train de faire quelques recommandations à l’assemblée. Ceci terminé et des prières faites, nous étions encore assis là dans la mosquée en attendant que le Cheikh et son hôte regagnent la demeure afin de nous consacrer aux prières surérogatoires.

Et là, comme on ne s’y attendait même pas, l’humble Cheikh se retourna majestueusement vers cet homme, lui serra la main et échangea quelques mots avec lui avant de rejoindre son hôte. Alors, ce fut comme si on nous disait : « pourtant c’est dans une circonstance similaire à celle-ci que la sourate Abasa (80) (Il s’est renfrogné) a été descendue. Et le Seigneur (SWT) s’adressait à son Prophète (PSL) en ces termes :

« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Il s’est renfrogné et il s’est détourné parce que l’aveugle est venu à lui. Qui te dit : peut-être [cherche]-t-il à se purifier ? Ou à se rappeler en sorte que le rappel lui profite ? Quant à celui qui se complaît dans sa suffisance (pour sa richesse). tu vas avec empressement à sa rencontre. Or, que t’importe qu’il ne se purifie pas ”. Et quant à celui qui vient à toi avec empressement tout en ayant la crainte, tu ne t’en soucies pas. N’agis plus ainsi ! Vraiment ceci est un rappel. Quiconque veut, donc, s’en rappelle ». (Versets 1 à 12).

En effet, comme les prêcheurs aiment à le relater, le Prophète (PSL) s’entretenait avec des dignitaires et riches de la Mecque afin de les convaincre d’embrasser l’islam vu l’apport qu’ils pouvaient lui emmener pour la propagation de la religion. Ainsi, il dut se désintéresser, d’une manière non agréée par Allah (SWT), d’un aveugle, en l’occurrence Abdallah Ibn Al Maktoum, qui tentait de l’interpeller sur une ou des questions qui pourraient l’aider à raffermir sa foi en Allah (SWT). Alors, Celui-ci fit descendre cette sourate pour rappeler son prophète à l’ordre.

Et c’est comme si de par cet acte-là nous avions reçu notre dose de la journée. Suffisamment pour que nous nous mettions à penser jusqu’aujourd’hui qui était réellement cet homme au comportement douteux ? Le Cheikh était-il obligé de lui adresser la parole ? Mais aussi notre seigneur (SWT) qui a descendu une sourate pour rappeler son Prophète à l’ordre n’en ferait-il pas autant pour ces Elus qui commettraient la même erreur même si ce n’est pas par voie d’une sourate ?

Quel que soit le cas, Cheikh Ahmadou Mbacké Maa-ul hayaat, de par cet acte, nous a, encore une fois montré la conduite agréée par Allah (SWT) face à une telle situation. Et il nous revient à nous disciples, ou musulmans de manière générale d’en tirer les enseignements nécessaires. Certes, c’est un geste qui semble si simple et normal mais c’est dans le contexte qu’on pourra vraiment le mesurer vu que de nos jours il est fréquent d’entendre certains disciples se plaindre de l’attitude de certains « hommes religieux » qui ont tendance à favoriser les disciples aisés au profit des démunis. Pourtant, comme disait un prêcheur, l’homme de Dieu doit avoir l’attitude d’un coxeur (rabatteur dans les moyens de transport) qui ne se préoccupe ni de l’accoutrement des clients ni d’autres détails sinon que la voiture soit pleine, c’est-à-dire conduire le maximum de personnes possible vers Allah (SWT).

Donc, que nous soyons Noirs ou Blancs, riches ou pauvres n’oublions pas que c’est le Seigneur Très Haut qui a décidé du sort de chacun d’entre nous, Lui qui a bien précisé dans le Saint coran, (Sourate Al Isra’’Le voyage nocturne’’ verset 70). « Certes, Nous avons honoré les fils d’Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures». Et comme pour nous aider à comprendre ce verset, Serigne Touba Khadimou Rassoul nous guide dans « Nahdjoukhadaa il hadj » ou « la voie de la satisfaction des besoins » en ces termes : « En chaque créature, honore (respecte) le droit de Celui qui l’a créée ».

Cela dit, estimons nous heureux, nous disciples de Cheikh Ahmadou Mbacké Maa- ul Hayaat de constater que le Cheikh ne se limite pas à énumérer et à recommander les règles de bonne conduite que le Prophète (PSL) se devait de répandre sur terre mais qu’il les observe lui-même, et c’est plus que rassurant. Donc il nous revient de le suivre dans cette dynamique.

Il nous arrive d’entendre dire que telle ou telle personne ou tel chef religieux a fait telle ou telle chose et c’est suffisant pour soulever une critique sur toute une communauté ou une confrérie sans même essayer de s’imprégner d’abord des règles fondamentales qui la régissent avant de donner son jugement. Et on entendra certainement un citoyen lambda imbu de toutes les littératures et dont la seule ignorance réside dans la connaissance de sa religion dire : « Ce que Serigne tel a fait n’est pas du tout catholique ». Mais ce qui n’est pas catholique serait-il musulman ?

Permettez- nous de nous-en arrêter là car nous avons assez montré notre imperfection et nous reconnaissons que les autres sont mieux placés et plus disposés à faire ce que nous tentons de faire dans ces écrits. Et plus nous avançons, plus nous sentons qu’il nous reste encore beaucoup à faire de notre côté pour arriver à la perfection bien que nous fassions de notre mieux pour suivre les recommandations du Cheikh qui s’est toujours évertué à nous montrer comment vivre en société selon l’Islam, et même comment cohabiter avec les autres créatures, aussi insignifiantes paraissent-elles. Et c’est de là que découle la paix sociale, comme nous l’avons cité plus haut avec la recommandation de Serigne Touba dans ‘’Nahdjou’’. Un président d’une république pourrait s’en inspirer face à ces citoyens, un chef d’entreprise face à ses ouvriers, un maitre face à ses élèves, ou même un berger face à son troupeau puisqu’une mouche a valu le paradis à un homme qui pensait que son entrée dans ce lieu était due aux bonnes oeuvres auxquelles il se consacrait de son vivant.

Nous ne saurons terminer sans rendre grâce à Allah (SWT) à nouveau et nous prions pour qu’Il nous assiste à jamais, guide nos pas et nous maintienne dans sa voie. Comprenez que ce geste n’est pas une première chez le Cheikh mais plutôt qu’il est de ces scènes face auxquelles on ne peut rester indifférent. Serigne Sam Mbaye a tendance, comme d’autres prêcheurs aussi, à citer des hommes de Dieu les comparant eux ou leurs habitudes au Coran et l’on peut comprendre de par cet acte du Cheikh que ce sont des hommes dont le comportement correspond à ce que recommande le Coran même si quelques fois ils ne maitrisent pas toutes les sourates du Livre Saint. Et à ces mêmes prêcheurs d’ajouter aussi qu’il est préférable de commettre un péché envers Allah (SWT) qu’envers son prochain car Lui Il est Pardonneur mais il est incertain que ton prochain te pardonne un péché commis à son encontre.

Sur ce, nous implorons aussi le pardon de tous ceux qu’on a eu à côtoyer jusque-là ou que nous aurons à côtoyer pour tout tort que nous aurions commis, sciemment ou à notre insu, étant donné que nous reconnaissons notre imperfection. Jamais nous ne rendrons suffisamment grâce à Notre Seigneur (SWT) de nous compté parmi ses créatures les plus sacrées à savoir les hommes. Qui est qui ? Qui est quoi ? Certainement Mame Abdoul Aziz Sy (qu’Allah (swt) augmente Sa lumière et ses bienfaits sur lui) pourrait nous en dire quelque chose, lui qui a toujours déclaré ouvertement qu’il était prêt à se mettre une corde au cou et à se soumettre à n’importe qui, autorité comme simple citoyen afin qu’elle le traine où elle veut, si de cette initiative là devait dépendre la paix sociale. Ou aussi Serigne Saliou Mbacké (qu’Allah (swt) augmente sa lumière et ses bienfaits sur lui) chez qui tout le monde a noté qu’il était très souvent entouré de jeunes talibés de ses différents daaras, pour ne citer que ceux-là.

Que notre Seigneur Le Très Haut ait pitié de nous, augmente Ses bienfaits et sa miséricorde sur nous, nous procure le Salut ici-bas et à l’au-delà. Qu’Il éclaire nos coeurs et nos esprits afin que nous soyons disposés à considérer notre prochain comme notre propre personne sans tenir compte des différents critères de différenciation que nous nous sommes créé sur terre.

Qu’IL accorder une longue vie à notre vénéré guide Cheikh Ahmadou Mbacké Maa-ul Hayat qui ne cesse de nous transmettre de la manière la plus pratique les recommandations de notre Seigneur (SWT) afin que nous les suivions et que nous nous écartions de Ses interdits.
Amin.

Ibrahima SANE
Professeur d’Espagnol au lycée de Peté, Podor