Sermon de Cheikh Ahmadou MBACKE Maa-ul Hayaat: Thiant 2013

Cheikh Ahmadou MBACKE Maoulhayat - Thiant 2013 - 21 Juillet 2013 au CICES

Nous entamons nos propos en invoquant notre Seigneurs (SWT), en implorant Son pardon et en Lui témoignant toute notre reconnaissance. Nous nous inclinons humblement devant Lui pour exprimer notre faiblesse, notre imperfection devant Lui, Le parfait, Le grand, Le sublime. Nous sommes des fautifs mais nous implorons son indulgence, Lui qui incarne la clémence et la miséricorde. Nous Le magnifions par ses glorieux attributs et Lui éloignons tout ce qui n’est pas digne de Lui. Considérez que celui qui vous adresse la parole est la plus faible, la plus insignifiante des créatures mais son seul sacerdoce est de rappeler le bien à quiconque le désire.

En outre, l’objet de cette assemblée qui nous réunit est de rendre grâce à Dieu en se conformant à Ses recommandations et en s’écartant de Ses interdits qui nous ont été transmis par le prophète (psl) et rappelés par son serviteur, Cheikh Ahmadou Bamba. Par conséquent, nous devons nous recommander mutuellement la droiture et la patience afin que chacun ait un viatique  pour cette présente vie et celle future, éternelle. Le Créateur nous recommande de Le suivre strictement, c’est- à-dire  distinguer Ses prescriptions de Ses interdits et accepter Ses décrets. D’ailleurs toute créature qui  perd  de vue cette volonté divine ne sera jamais tranquille. Dans ce sens, Cheikh Abdoul Ahad Mbacké disait que la plupart d’entre nous éprouvent des difficultés car ils n’ont pas foi en Dieu mais placent leurs espérances envers des semblables. C’est la raison pour laquelle, Cheikh Ahmadou Bamba disait : « quiconque t’indique Le Seigneur t’as aidé ». Le jaloux qui souhaite la perte d’une faveur à autrui et l’orgueilleux qui se targue d’une richesse, d’une beauté ou d’une situation quelconque ont oublié que c’est Dieu le pourvoyeur. Aussi, quiconque perd une faveur, qu’il s’en remette à Dieu qui peut-être, la lui a retirée  par  amour.  De  plus, certains sont très prompts à consulter un devin à la moindre souffrance  au  lieu  de se confier à Dieu. Bref, toutes nos difficultés ont pour source le refus de considérer Dieu comme le  principe de toute chose. De ce fait, quiconque accepte cette volonté divine se verra agréablement surpris mais quiconque agit contre celle-ci, sa surprise sera amère.

Nous nous réunissons aujourd’hui en tant que parents, guide religieux ou enfants. Que le parent sache qu’Allah lui recommande de se protéger de l’enfer et d’en prémunir les siens. C’est-à-dire que le parent à l’obligation d’exécuter les recommandations divines et de s’éloigner de toute prohibition, tout en éduquant ses enfants dans ce sillage. Malheureusement,  nombreux sont les parents qui privilégient la réussite ici-bas de leurs enfants au détriment de celle futurs éternelle. Un tel choix pourrait susciter la discorde  entre  eux  le  jour  du  rassemblement. Par conséquent, un conjoint doit chercher une épouse noble de caractère, honorable et chaste afin que leurs enfants qui naîtront dans la pureté, telle une feuille blanche, grandissent dans un environnement favorable au développement de cette candeur que nulle corruption ne pourrait dénaturer. De plus, d’aucuns pensent qu’ils ont tous les droits de disposer des biens de leurs enfants alors qu’en amont ils ne se sont jamais préoccupés de leur salut. Ainsi, Dieu, de par sa justice, ne permet jamais qu’un tel parent profite avec égoïsme de son enfant. Donc, éduquons les enfants selon les principes de l’islam.   Quant aux enfants, qu’ils suivent les parents, les respectent  et les honorent pour la  face  de   Dieu. Aussi, évitons de  porter  préjudice  à  notre  voisin  à travers nos intentions, propos ou comportements. Bref, les parents doivent connaître leurs devoirs envers leurs progénitures et vice  versa. Il  en est de même des aînés envers les cadets. La sagesse qui détermine la volonté divine  de  nous  regrouper  en famille est le souhait  de  nous  voir nous soutenir mutuellement. Il s’agira pour les enfants d’être guidés, surveillés, éduqués, entretenus jusqu’à la maturité.

En outre, chers parents, frères et sœurs en l’islam, je vous conseille de profiter de ce mois béni du ramadan, un mois de miséricorde, pour adorer autant que faire se peut le Seigneur (swt) qui nous a fait la faveur d’être encore sur terre. Tout à l’heure, nous formulions des prières pour le repos de l’âme de Serigne Saliou Thiam alors que l’an passé seulement, il  était sur ce  présidium  et  avait  fait un sermon riche d’enseignements. Celui qui l’a arraché à notre affection n’épargnera personne. Quant à Serigne Saliou, nous avons un espoir ferme que la miséricorde d’Allah (swt) l’accueillera eu égard à la manière de sa disparition. En effet, la veille de son décès, il s’était rendu à un dahira durant lequel il a lu le saint coran et Nourou, daraini (Xassida de Khadim Rassoul), a exalté la grandeur de Dieu et s’est recommandé la droiture avec ses condisciples. A son retour à la maison, il se couche. Au réveil, il fait la prière matinale en assemblée. Ensuite, il reste seul en situation d’adorer son Seigneur après la prière. Au lever du jour, c’est dans cette situation que son voisin l’a trouvé décédé. Donc, il a une fin heureuse mais qu’en sera-t-il de nous ? Il faut rappeler que durant sa  vie,  il  a  enseigné  à  nombre   de

ses amis les khassaides de Serigne Touba. Pendant ses vacances, il quittait l’université et se retirait dans les daaras, à Rawdatou Salihiine ou   à Manaaroul Houda pour s’adonner   à la méditation. Il fut un disciple cultivé religieusement, raffiné dans ses manières, son langage, sa façon de vivre à tel enseigne qu’on a pu croire qu’il fut de la famille Mbacké. Serigne Saliou est parti avec mon agrément ! De plus, je dois rappeler que son allégeance à mon égard est scellée par notre vénérable guide Serigne Saliou Mbacké. Serigne Saliou Thiam lui- même a vu en rêve Serigne Saliou MBacké prendre sa main et la posa sur la mienne en signe d’allégeance. Que  la  terre  lui  soit  légère,  que  sa lumière se répande sur nous et qu’Allah préserve sa famille.

De plus, je réitère à tout le monde, mes propos à l’égard de Cheikh Yahya Sy lorsque nous n’étions que deux. Je lui avais dit que si tu viens chez moi et que je te parle d’autre chose que des recommandations d’Allah (swt), de son prophète (psl) et de Serigne Touba, ne me fréquente plus. Aujourd’hui que le groupe s’agrandit de plus en plus, je réaffirme que, si mes propos n’ont aucun impact sur un disciple, qu’il me laisse et aille chercher un autre guide. La fois passé, un journaliste est venu me trouver à Manaroul Houda pour s’entretenir avec moi. Il me demanda :

« Vos discours sont très virulents et que les gens n’apprécient guère cette fermeté dans les sermons. Qu’en pensez-vous  ?  »  Je  lui  répondis : « c’est Dieu qui m’a créé ainsi, celui qui m’accepte, me suit, celui qui ne peut me souffrir, peut partir ». Je ne me préoccupe ni des départs, ni des arrivées mais mon idéal est de dire   la vérité rien que la vérité, de sorte que moi-même, si je n’avance pas par manque de détermination, quiconque est mu par la volonté de s’amender dans la voie droite progresse en toute quiétude.

Aussi, le thème qui nous réunit aujourd’hui et que développait Serigne Abdoul Aziz est de rappeler l’enseignement  de  Serigne  Touba, un enseignement conforme à l’islam. De nos jours, nombreux sont  ceux qui guident leurs disciples vers les plaisirs mondains et sont prêts à combattre toute personne qui œuvre pour l’agrément de Dieu mais ce sera en vain car la vérité et la droiture triompheront   à   jamais.    Sachez que les enseignements de Serigne Touba sont les recommandations qu’Allah a ordonnées au Prophète Mouhamed (psl). Serigne Touba enseigne que quiconque  s’astreint aux recommandations divines et s’éloigne des interdits qu’il sache  que lui et moi habitons  ensemble  tant qu’il est sur cette voie. Quant à celui qui fait le contraire qu’il soit conscient que nous n’avons aucun lien tant qu’il ne s’amende pas. Il enseigne que celui qui désire le salut ici-bas et à l’au-delà pour lui-même, sa demeure et les siens qu’il souhaite du bien, le dise et le fasse voire vit   de ses propres ressources. Serigne Touba avait aussi l’habitude de dire que celui qui veut accéder à l’enceinte scellée de Dieu qu’il s’accompagne des recommandations divines qui le guideront jusqu’au paradis et considère Ses interdits comme un ennemi dont l’éloignement préserve de l’enfer, un brasier entretenu par les hommes et les djinns. Que Dieu nous en préserve. De même, il dit que quiconque arpente la voie agréée par le Seigneur sans  se détourner, ni s’arrêter, arrivera à destination. Ne croyons jamais que les grades ou dons du Seigneur sont réservés à nos illustres prédécesseurs. Ces vénérables hommes de Dieu avaient soifs de leur Seigneur et ils ont    suivi   le chemin tracé par les saints qui les ont devancés, de sorte qu’au terme de leur cheminement, Allah les a gratifiés de bienfait s pour leurs sacrifices. Quiconque suit cette voie souffrira mais s’il persévère tout le monde saura qu’il est sur la droiture.

Sachez qu’Allah ne récompense que celui qui se donne entièrement à lui. Et il l’éprouvera pour mesurer sa sincérité. Ainsi, si la personne a du courage à toute épreuve malgré la risée populaire, elle se hissera au sommet des stations les plus mystiques. Il dit aussi qu’il est difficile d’appliquer les actes obligatoires comme méritoires de la religion, de même que s’éloigner des interdits. Il est aussi contraignant d’éviter le blâmable et d’œuvrer pour le bien mais la récompense obtenues pour ses souffrances sont les bienfaits et le repos paradisiaque. Par contre, s’adonner aux interdits et à ce qui n’est pas recommandé procure du plaisir mais un plaisir qui débouche sur du supplice, des réprimandes, des malheurs  et  de  problèmes qui sont synonymes de l’enfer. Que Dieu nous en protège. La voie qui mène à l’agrément d’Allah n’est jamais aisé  à emprunter. Dans ce sens, Serigne Touba dit : « Je vous informe que j’ai enduré des souffrances avant d’obtenir l’agrément éternel d’Allah (swt).» Donc, celui qui veut demeurer dans  la droiture, qu’il ne se soucie ni des louanges, ni des critiques. Toutes les fois qu’un disciple s’engage dans la voie de la félicité, il sera confronté à des personnes qui veulent le détourner en lui miroitant des biens périssables de cette vie passagère. Cependant, ce disciple doit savoir qu’aucune de ces personnes n’a ététémoin de sa création. Personne ne peut lui alléger les râles de l’agonie, ni l’accompagner ou lui tenir compagnie dans la tombe. Mieux, le moment où tu seras seul à seul avec ton Seigneur, personne de sera présente. Donc, romps toutes relations avec quiconque veut s’interposer entre toi et ton Seigneur. Le prophète (psl) dit que le chemin qui mène au paradis est revêche alors que celui qui conduit en enfer est plaisant. Par conséquent, il est contradictoire de vouloir le paradis et vivre dans le délassement et la quiétude. Donc, celui qui souhaite le paradis qu’il demeure dans les prescriptions malgré leurs aspérités et se détourne des plaisirs que réclame l’âme  charnelle. Ne perdons jamais de vue que tout est finissant et que    la mort frappe à l’improviste. Nous ne sommes pas  certains  de  mettre  la main sur les convoitises. C’est pourquoi notre préoccupation devrait être d’avoir constamment à l’esprit la mort pour parer à toute surprise. Pour y parvenir, il convient de vivre de sorte que si la mort nous annonçait sa venue, nous ne changerons rien de notre comportement. Dans ce sens, Serigne Touba recommande d’être dans une attitude qui, si la mort s’annonçait, on ne changerait pas. Donc, un disciple qui suit ses penchants personnels et se réclame de Serigne Touba se leurre. Il existe des c o m p o r t e m e n t s qu’aucun disciple n’ose adopter devant les créatures. Par conséquent, ayons la retenue de commettre certaines choses devant le Créateur   Absolu qui nous voit à tout moment et à tout lieu.

Bref, comme le chemin qui mène au paradis est sillonné d’embûches donc s’astreindre à contourner ses obstacles suffit largement comme tâche dans cette vie. Aussi, étant donné que celui qui conduit en enfer est plaisant, alors se contrôler dans les quêtes de plaisir peut préserver l’individu. Mais celui qui ne contrôle pas son regard, ses oreilles, ses pieds voire ne distingue pas les richesses licites et prohibées, ne peut guère avoir l’agrément d’Allah. Pourtant, le prophète (psl) nous a enseigné de privilégier ce qui demeure au détriment de ce qui s’achève. Et tout un chacun sait que cette vie est éphémère et que ses jouissances sont de courte durée.

traduit par Bounama Mbengue
Juillet 2015

L’idolâtrie des temps modernes

L’homme, disait quelqu’un, est une machine à créer des dieux pour dire que la croyance en un être ou une réalité transcendante ou immanente, matérielle ou immatérielle est intrinsèque à la nature humaine. Il y a donc une tendance naturelle chez lui à croire et c’est pourquoi tous les peuples ont, à défaut d’un dieu unique, vénéré des divinités imaginaires ou incarnées dans des êtres (animal ou plante) ou des objets. Les religions révélées sont venues pour purifier et orienter ce penchant spirituel vers la reconnaissance du vrai Dieu, le créateur des cieux et de la terre. Tous les prophètes ont ainsi trouvé des idoles et tous se sont mis à les combattre. Abraham disait ceci à son père idolâtre : « ô mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne te profite en rien ? » (S19V42). Moise (AS) n’a- t-il pas cassé le veau d’or, Abraham les statuettes et Mohamed plus de 300 idoles qui gravitaient autour de la Kaaba et dont chacune représentait le dieu d’une tribu. Dans le même souci de préserver la pureté du culte Aboubakr (RA) avait déraciné, par crainte qu’il ne devienne objet d’adoration, l’arbre sous lequel les compagnons prêtaient serment d’allégeance au Prophète (PSL) et qui est mentionné dans le Coran (S48-V18).

 «  Allah  a  très  certainement  agréé « Allah a très certainement  agréé les croyants quand ils t’ont prêté le serment d’allégeance sous  l’arbre. Il a su ce qu’il y avait dans leurs cœurs, et a fait descendre sur eux la quiétude, et Il les a récompensés par une victoire proche »

C’est ce même souci qui animait Omar (RA) quand il s’écriait, s’adressant à la pierre du Kaaba appelé « hajaratoul aswat » :  «  tu  n’es  qu’une  pierre,  si je n’avais pas vu le Prophète t’embrasser, je ne l’aurais pas fait ». C’est dire combien ils étaient jaloux de la pureté de leur foi et combien ils craignaient de verser dans l’idolâtrie. Je crois que, malgré ces efforts, la vénération de formes ou d’entités physiques persiste encore dans les sociétés  musulmanes.  Le  Sénégal ne fait pas figure d’exception ; le totémisme y demeurant avec une ténacité irrésistible. Qui ne connaît pas le varan sacré de Kaolack, les couleuvres  vénérées  dans  les  autels en milieu lébou, wolof et sérère, les « bois sacrés en milieu diolas », les champs mystiquement hantés « tool bay dee » (littéralement quiconque les exploite meurt), les tamariniers, baobabs et autres arbres de nos brousses intouchables parce que censés investis d’un esprit maléfique ? Autant de croyances et de représentations qui nous maintiennent dans un syncrétisme religieux abject. La nature a été créée au service de l’Homme  et  celui-ci  au service exclusif de Dieu mais la donne semble aujourd’hui inversée car au lieu d’exploiter la nature et s’en rendre « maître et possesseur » l’individu sénégalais voire africain s’est mis à la vénérer. Cela peut même expliquer, en partie, notre retard économique. A ce propos Allah dit : « Ne voyez-vous pas qu’Allah vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos d’Allah, sans science, ni guidée,   ni   Livre   éclairant.» (S31,V20).

Allah a soumis à l’homme une partie de Son univers pour qu’il en jouisse et non pour qu’il la vénère car l’adoration est un droit exclusivement divin. Tous les prophètes ont ainsi interdit à leur peuple d’adorer autre chose qu’Allah    (swt) Qui dit : « Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez- vous du Taghut»(S16V36). Le Tâghût correspond à tout ce qui est adoré en dehors d’Allah l’Unique, comme les humains, les pierres, les vaches…

Mais à côté de cette idolâtrie que l’on pourrait qualifier de physique ou matérielle, il y a une autre plus vile et plus pernicieuse parce que diffuse et quasi imperceptible.

Beaucoup de gens en effet ont fini de déifier l’argent et tous leurs efforts sont ainsi tournés vers sa quête. Ils  ne se soucient même pas du caractère licite ou illicite de l’origine leur biens alors que Dieu a dit dans un hadith qoudsiyou que quiconque ne se soucie pas de la licéité de la façon dont il gagne ses biens, Je ne me soucierai pas de laquelle des portes de l’Enfer Je le précipiterai.

D’autres adorent le dieu du sport (le football, la lutte et les autres jeux) : combien sont-ils ceux qui, pour un match de football, un combat de  lutte sont prêts à sacrifier les prières de toute une journée ? Ils sont prêts   à dépenser des sommes faramineuses pour parrainer un match de football, un combat de lutte, ou une soirée dansante mais rechignent à payer la facture d’eau de la mosquée. Perdre tout un après-midi à suivre ces amusements leur est  plus  aisée  qu’accomplir  une salat d’à peine cinq minutes. Quiconque a ce comportement doit savoir que son attitude révèle  que  ces choses occupent plus de place qu’Allah dans son cœur. Tout ce qui, en effet, détourne l’individu du culte pur et exclusif d’Allah fait figure d’idole qu’il le sache ou pas.

Par ailleurs, certaines personnes, abasourdies par les qualités exceptionnelles d’un homme de Dieu en arrivent à le prendre pour Dieu. C’est cela qui est arrivé aux « gens  du livre » au point qu’ils prennent pour les uns Insa et pour les autres Houseyrou comme des fils de Dieu. Allah récuse cette croyance en disant « Il ne convient pas à Allah de S’attribuer un fils. Gloire et Pureté  à Lui ! Quand Il décide d’une chose, Il dit seulement : “Soi ! ” et elle est » (S19-V35). Dans la même sourate Il dit (Versets 88 à 91) : « Et ils ont dit : “Le Tout Miséricordieux S’est attribué un enfant ! ”.Vous avancez certes là une chose abominable ! Peu s’en faut que les cieux ne s’entrouvrent à ces mots, que la terre ne se fende et que les montagnes ne s’écroulent, du fait qu’ils ont attribué un enfant au Tout Miséricordieux »

N’est-il pas plus grave de prendre une personne pour Dieu que de lui attribuer un fils ? Et bien souvent, celui à qui ce culte est adressé enseigne le contraire et s’est conformé, de son vivant, à la pureté du culte.

D’autres encore suivent des gens considérés comme guide  dans  la voie d’Allah par pure tradition ; cela les amenant à vénérer une lignée, voire un simple patronyme. Pourtant Serigne Touba a clairement dit dans Massalikoul Jinaan «Éprouve les hommes avant de s’engager  avec  eux » pour signifier que la naissance ne suffit pas pour être un bon guide. Le Cheikh a dit, par ailleurs, que le tawhiid (science de l’unicité de Dieu) est le savoir qui, à lui seul, peut sauver la personne dans l’au-delà alors que si la personne meurt avec tous les autres types de savoir sans le tawhiid, elle sera damnée. Il dit d’ailleurs un jour à un de ses disciples qui lui manifestait un très grand zèle: « pourvu  que vous ne versiez dans l’idolâtrie ». Le disciple lui demanda : « est-ce qu’un mouride peut être idolâtre ? » Le Cheikh lui répondit qu’effectivement celui  qui  suit  un  individu  pour sa filiation avec moi sans que celui-ci  ait un comportement en conformité avec mes enseignements est bien dans l’idolâtrie.

Il y a enfin, le port de morceau de bois, d’os, de fils noués, la croyance aux systèmes des rabs (Mboosé, Mame coumba bang, Leuk Daour Ndaw, Mame coumba Lamb et que sais-je encore), autant de choses auxquelles  on  attribue  la   capacité  à nuire ou à profiter en quoi que ce soit. Toutes ces pratiques et croyances relèvent du paganisme et il convient de s’en écarter pour n’avoir Qu’Allah comme refuge. Dieu nous invite à cet abandon à Lui quand il dit : « Dis : rien ne nous atteindra en dehors de ce que Allah a prescrit pour nous. Il est notre Protecteur. C’est en Allah que les croyants doivent placer leur confiance ».

Nous pouvons, en définitive, dire que l’idolâtrie est une chose abominable car c’est une négation des Bienfaits du    Pourvoyeur    Suprême.    Tous les prophètes et hommes de Dieu l’ont combattu mais elle demeure encore en prenant des formes moins perceptible certes, mais toujours aussi infâme, sinon plus que les pratiques précédentes. Nous devons donc avoir à l’esprit cette injonction coranique qui résume le projet de tous les prophètes qui se sont succédés sur terre; « Il  ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif, d’accomplir la Salat  et d’acquitter la Zakat. Et voilà la religion de droiture » (S98-V5).

Mamadou Ngom
Sociologue, Inspecteur de l’Education
Juillet 2015

 

Le cheminement dans la voie de la purification du cœur

Le cheminement dans la voie de la purification du cœur vise une ascension spirituelle qui mène l’âme dans les degrés les plus élevés de perfection, en se référent au saint coran et à la sunnah du Prophète (psl). Cette voie basée sur l’ascension des cœurs dans le monde seigneurial, l’observance de Dieu en permanence, la piété dans l’acte et  la parole voire la recherche à tout moment de l’Agrément d’Allah (swt) est le soufisme. Elle a été suivie par des figures emblématiques de l’islam comme Al-Junayd Al-Baghdadi, Ibrahim Ibn Adham, Imam Al-Ghazali, Ash- Shadhili , Imam Ahmad Ar-Rifahi, Cheikh Abdou Qadr Al-Jilani, Cheikh Ahmadou Bamba et tant d’autres, selon la méthodologie (manhadj). Ces illustres personnalités qui ont évacué de leur cœur tout ce qui est autre que Dieu, en se conformant à Sa Volonté, sont des héritiers des Prophètes par leur science, leurs comportements, leur cheminement spirituel (sulûk), leurs états et stations.

Qu’est-ce que le soufisme ?

Le concept « soufisme » a plusieurs acceptions. Il est conçu comme une purge des vices cachés. Dans ce sens, Ibn `Abidin écrit dans Hashiyah : «  la science qui traite de la sincérité, l’orgueil, l’envie jalouse et l’hypocrisie est une obligation pour tout musulman (fard `ayn). Il en va de même pour les autres maladies de l’âme comme la fatuité, l’avarice, la rancune, la tricherie,  la  colère,  l’inimité, la cupidité, l’ingratitude, la trahison, la  ruse,  le  refus de   la   vérité  par   orgueil, la  dureté  du  cœur  ». A ce propos, Tahtawi écrit dans Maraqi Al-Falah : « La pureté extérieure n’est utile que si elle va de paire avec la pureté intérieure,  la  sincérité,  la   dignité qui élève au-dessus de l’animosité, de la tricherie, de la rancœur, de  l’envie jalouse, et la purification du cœur de tout ce qui est autre que Dieu dans les deux mondes. »

En outre, le concept renvoie à une renaissance spirituelle. Dans ce sillage, Imam Jonayd dira que « le soufisme consiste en ce que Dieu te fasse mourir à toi pour te faire ressusciter en Lui ». Il s’agit de mourir pour devenir, de s’anéantir, par le fana, état d’abolition, pour subsister en  Dieu par le baqa, un état de subsistance pérenne, indifférenciée entre le « Je » divin et un « je » humain ; le divin annihilant en lui l’ego humain. Dans ce sens, le Prophète (psl) rapporta de la part de son Seigneur (swt): « Mon serviteur ne s’est pas rapproché de Moi par meilleur que ce que Je lui    ai ordonné de faire, et Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi jusqu’à ce que Je l’aime, et lorsque Je l’aime, Je deviens son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, sa main par laquelle il saisit, ses pieds avec lesquels il marche, par Moi il entend, par Moi il voit, par Moi il saisit et par Moi il marche » (Abou Houreyra)

Par conséquent, le  musulman  issu  de cette formation est qualifié par Cheikh Ahmadou Bamba, comme « le vrai soufi  ». Il s’ agit d’un  «savant mettant sa science en pratique sans transgression d’aucune sorte .Il devient ainsi pur de tout défaut, le cœur plein de pensée juste , détaché du grand monde pour se consacrer  au service et à l’amour de Dieu, considérant sur le même pied un louis d’or et une motte de terre ». Cet homme arrivé à ce stade ne possède rien et n’est possédé par rien.  Il  adore Allah (swt) pour Son Essence uniquement et non pour un autre motif. Il se soumet à L’Eternel Qui lui manifeste Sa générosité infinie.

Quelle est l’importance du soufisme ?

Dans la législation islamique, les devoirs qui incombent aux musulman sont des jugements ayant trait aux œuvres apparentes, c’est-à-dire qui renvoient au corps et d’autres  liés aux œuvres internes qui concernent le cœur. Les premiers  comportent des injonctions (la prière, l’aumône, le pèlerinage…) et des interdits (le meurtre, la fornication, le vol, la consommation de vin…). Les derniers ont aussi des injonctions (la foi en Dieu, en Ses Anges,  en Ses Livres, en Ses Messagers… la sincérité, la véridicité, le recueillement,  le fait de compter sur Lui en tout et pour tout) et des interdits (la mécréance, l’hypocrisie, l’orgueil, la vanité, la rancune, la jalousie…).

Cheikh Ahmadou Bamba dira que la  science  se  divise,  selon  les  savants, en deux parties : ésotérique et exotérique. L’ésotérique régit l’action  des  hommes et  l’ésotérique  les  états   de l’âme. La première  est  le fiq.h et la seconde, le soufisme. Celui qui se suffit du fiq’h seulement est un fripon alors que celui qui s’engage dans le soufisme en négligeant le fiq’h est un hérétique. Celui qui allie les deux est un modèle à suivre. A  ce  propos,  il  convient de retenir avec Sheikh Abdul Qadr Isa dans Des Vérités du Tasawwuf, que l’observation de la loi (fiq’h) guide l’homme tout au long de sa vie pour lui éviter l’inconduite qui suscite la punition mais ne le guide pas jusqu’au bout du chemin (l’illumination). Par contre, la vocation du soufisme n’est pas seulement d’éviter l’enfer ou d’œuvrer pour le paradis mais plutôt de rapprocher, d’unir l’homme à son Seigneur  (swt). Ghazali  considère cette fonction comme le troisième degré, c’est-à-dire le degré le plus élevé de l’adoration. Le premier degré étant l’adoration par crainte et le deuxième degré étant le renoncement par désir de la récompense de Dieu et de ses délices. Dans ce sens Rabia al- Adawiya dit à Allah : « Mon Dieu, si c’est par crainte de l’enfer que je te sers, condamne-moi à brûler dans ton feu, et si c’est par espoir d’arriver au paradis, interdis-moi l’accès, mais si c’est toi seul que je sers, ne me refuse pas la contemplation de Ta face ». Arnaldez dira que pour arriver à ce stade de « rapproché » de Dieu, il   est nécessaire de franchir le pont qui enjambe la géhenne, et il faut aussi dépasser les jardins de délices.

Ce rapprochement, cette union est comme indiquée dans le  verset  35  de la sourate An-Nur « Lumière sur Lumière ». D’ailleurs, Arnaldez dans « Les états mystiques dans le soufisme musulman », in Le soufisme : voie d’unité, note que les soufis considèrent que l’image de cette lumière, c’est sa réflexion sur le cœur de l’homme et la niche représente le cœur lui-même. La lampe et le verre sont l’éclat du cœur éclairé par la lumière divine. L’olivier béni est un symbole de cette lumière dont la source n’est ni ici-bas, ni en Orient, ni en Occident, car elle est en Dieu. Donc, la lumière qui illumine  le cœur, rayonne dans la lumière qui vient d’Allah (swt). Telle est l’idée de l’union à Dieu.

C’est pourquoi le for  intérieur (bâtin), c’est-à-dire, les œuvres du cœur, sont la base de l’apparent (dhâhir)  et  constituent  sa source. La corruption des œuvres internes annihile les œuvres externes. Allah (swt) dit à ce propos : « Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur qu’il fasse de bonnes œuvres et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur » (Sourate 18:110). D’ailleurs le Prophète (psl) enseigne que la droiture dépend de la perfection du cœur par sa guérison des défauts et des vices cachés. Il dit : « Il y a certes dans le corps un organe, s’il est bon, tout le corps le sera, et s’il est corrompu, tout le corps le sera : il s’agit du cœur ». Il disait aussi que « Dieu ne regarde pas vos corps, ni vos formes, mais Il regarde vos cœurs ».

Dès lors que la droiture de l’homme est liée à celle de son cœur, qui est    la source dont émanent les œuvres apparentes, il convient qu’il œuvre pour le réformer, le purifier des attributs vils que Dieu nous a interdits et y loger les nobles caractères qu’IL nous a ordonnés. A ce moment, le cœur sera sain et son détenteur sera du nombre des victorieux et sauvés « le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité sauf à celui qui vient à Allah avec un cœur sain » (Sourate 6 : 151).

Ainsi, la science du cœur et la connaissance de ses maladies est considérée par l’Imâm Al-Ghazali comme une obligation (fard `ayn) pour chaque musulman. La purification du cœuretl’éducation de l’âme (nafs) sont parmi les plus importantes obligations qui incombent à chacun et sont parmi les ordres divins les plus prioritaires et ce, conformément au coran, à la Sunnah et aux enseignements des savants.

Dans Al-Minan Al-Kubra, Ash- Shahrani, note avec Al-Fudayl Ibn Iyad : « Attache-toi à la voie de la vérité et ne ressent pas la solitude à cause du faible nombre des itinérants (sâlik). N’emprunte surtout pas la voie du faux, et ne soit pas trompé par le grand nombre de ceux qui périront. Chaque fois que tu éprouves la solitude, rappelle-toi les compagnons devanciers, accorde une grande importance à les rejoindre, et détourne ton regard de toute autre personne, car elle ne te mettra aucunement à l’abri de la punition de Dieu. Ne te retourne jamais vers elle, car dès lors que tu le fais, elle t’attire vers elle et entrave ton chemin ».

Quels sont les fondements des pratiques soufies ?

Dans Massalik ul jinan, Cheikh Ahmadou Bamba, rappelle que les piliers du soufisme sont au nombre de sept (7) à savoir : le silence, la faim, l’abandon des innovations blâmables, le repentir, les veilles, l’esseulement et enfin la rectitude (rester strictement dans la bonne voie à tout instant). Cheikh Al Yadâli en ajoute un huitième (8e) qui est la crainte d’Allah (swt) professée intérieurement et extérieurement.

Cheikh Ahmadou Bamba écrit aussi dans Huqqa que le soufi considère commecauseefficiente decatastrophe, le fait de manquer un «wird» ou de se gaver d’aliments, fussent-ils licites aux yeux de la loi ! D’ailleurs, le soufi vivifie la nuit noire. Il invoque le Seigneur créateur, sacrifiant son sommeil de nuit à l’intimité avec Allah (swt). La nuit, il fuit le lit, pour s’adonner, corps et âme, à son Seigneur avec ferveur, à travers des prières, la lecture du coran comme le témoigne Allah (swt) dans le verset 18 de la sourate Al Muzzammil (l’enveloppé) qui dit au prophète (psl) : « Ton Seigneur n’ignore pas que tu veilles en prière moins  des  deux  tiers  de  la nuit, moins de la moitié et même moins du tiers, ainsi  qu’une  partie de tes compagnons…Oui récitez le coran  dans  la  mesure   du   possible». Mais aussi par des méditations pour les doués d’intelligence « qui, debout, assis, couchés, se souviennent de Dieu et méditent sur la création des cieux et de la terre… » (3 : 191) et l’invocation qui est l’essence de l’adoration selon le Prophète (psl). Dans ce sens Allah (swt) dit dans le coran  verset  180,  sourate  Al Ahraf : « A Allah appartiennent les plus les noms les plus beaux. Invoquez-le par ces noms… »

En outre, les principaux piliers qui servent de fondation à l’édifice  de  la Sainteté sont : le silence, la faim patiemment endurée, la veillée et l’esseulement,  tout  ceci  exécuté sous le guide d’un directeur spirituel (Cheikh).

De plus, il dira que le voyage des mystiques (tasawwouf) requiert dix (10) apprêts qui sont indispensables aux aspirants (mourides):

La résolution (décision de s’engager dans la voie)

Le chef spirituel qui est un guide dans la voie

La ferveur pieuse qui sert de viatique

L’ablution qui tient lieu d’arme et qui élimine l’état d’impureté

La répétition sans cesse du glorieux Nom d’Allah (swt) qui est leur lanterne

Un haut souci de bonne volonté qui tient lieu de monture

La conscience de son impuissance dans l’abandon à Allah (swt), sert au soufi de bâton d’appui

La détermination qui est sa ceinture, symbolise la constance

La «sharia» constitue la route qu’il suit du début à la fin

Des frères de même but, déterminés, fidèles et sincères, servant de compagnons de route

En définitive, le soufisme, voie de perfectionnement du cœur est le noyau de la religion. Donc, ceux qui agissent pour la pérennité de celle-ci doivent édifier des barricades autour du soufisme qui est l’âme de la religion dont la sharia serait le corps et la foi, la peau qui enveloppe ce corps.

Bounama MBENGUE
Professeur de Lettres modernes
Juillet 2015

La sincérité dans les actes d’adoration d’Allah

Du latin sinceritas, la sincérité est l’âme des actes d’adoration. Elle constitue l’essence des œuvres pieuses. Le premier niveau de sincérité consiste à vouer au Seigneur une adoration sans équivoque. C’est ce que le CORAN évoque en ces termes Quiconque, donc espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur (AL Kahfi verset 110). Cela signifie que toute action du musulman qui ne s’inscrit pas dans ce sillage ne saurait profiter à son auteur, en ce sens qu’elle sera vaine et sans signification, par conséquent elle ne peut susciter aucune récompense du Seigneur. Allah (SWT) n’accepte que les œuvres qui lui sont vouées exclusivement et sincèrement.

On appelle œuvre sincère, celle qu’on accomplit uniquement   pour   la face   d’Allah.   Dès  lors, il   convient   de   s’interroger   sur  la véritable signification de ce mot.

La  sincérité  de  l’individu  consiste  à accepter la religion m u s u l m a n e comme le dit le CORAN Et quiconque désire une religion autre que l’Islam ne sera point agrée, il sera dans l’Au –delà parmi les perdants. (Al Imran.)

Pour le musulman, la première condition pour qu’un  acte  soit sincère est que son auteur recherche exclusivement la face d’Allah,  loin de l’ostentation et de la célébrité, et ne voulant obtenir de personne ni rétribution ni remerciement.

Il y a des choses qui sont contraires à la sincérité :

  • L’ostentation (Ar  riyaa) et la recherche de la réputation. Ces défauts poussent l’individu d’une part  à  accomplir des actions dans le but d’obtenir l’agrément des personnes ; d’autre part à informer à dessein des actes louables qu’il accomplit dans le    but de s’accorder une bonne renommée.
  • Le sentiment de supériorité (Al oudjb) pousse  la  personne  à  surestimer  ses actes ; et par conséquent à se considérer comme supérieure aux autres. Une personne atteinte de ce mal, est exposée à la perdition. C’est pourquoi le Prophète dit que Trois choses sont périlleuses : l’avarice à laquelle on se soumet, une passion que l’on suit et la présomption que l’homme a de lui même.
  • La poursuite de ses passions (Al  Hawa) C’est un penchant de l’âme pour ce qu’elle aime, sans tenir compte des prescriptions religieuses. C’est aussi un mobile  qui  motive  le  passionné à aller vers l’accomplissement des œuvres qu’il désire, même si elles sont religieusement illicites. Le Tout puissant a dit à ce propos   Mais s’ils ne te répondent pas, sache  que  c’est seulement leurs passions qu’ils suivent. Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans une guidée d’Allah (AL Qasas V 50).

Donc cela veut dire que s’il n’y a pas de sincérité, point d’agrément divin.

Pour terminer, nous avons rassemblé ici des actes qui permettent à tout un chacun d’être sincère. Entre autres nous avons :

  • L’apprentissage de la science religieuse
  • La connaissance de l’unicité de DIEU
  • Le suivi scrupuleux de la Sounnah du prophète
  • La pratique des bonnes œuvres en secret autant que faire se peut
  • Le délaissement des péchés
  • La crainte révérencielle (Taqwa)
  • L’invocation fréquente d’Allah, etc.

Moussa THIAW
Professeur de Français, Doctorant en grammaire

 

Wakhtane

AUDIOS

Magal Gamou Thiant Laylatoul Qadr
Ziar Houtba Reponses aux Questions Visite aux diwanes
Wakhtane

Visites aux Diwanes

AUDIOS

Magal Gamou Thiant Laylatoul Qadr
Ziar Houtba Reponses aux Questions Visite aux diwanes
Wakhtane

Réponses aux Questions

AUDIOS

Magal Gamou Thiant Laylatoul Qadr
Ziar Houtba Reponses aux Questions Visite aux diwanes
Wakhtane

Houtba

AUDIOS

Magal Gamou Thiant Laylatoul Qadr
Ziar Houtba Reponses aux Questions Visite aux diwanes
Wakhtane

Ziar

AUDIOS

Magal Gamou Thiant Laylatoul Qadr
Ziar Houtba Reponses aux Questions Visite aux diwanes
Wakhtane

Laylatoul Qadr

AUDIOS

Magal Gamou Thiant Laylatoul Qadr
Ziar Houtba Reponses aux Questions Visite aux diwanes
Wakhtane