Temoignages d’une française, disciple de Cheikh Ahmadou Mbacké Maa-ul Hayaat

As salamalaykoumrahmatullahuwabarakatu

Je n’ai pas encore osé témoigner de ma rencontre avec le Cheikh… cela prendrait beaucoup de temps à lister toutes les facettes qu’il travaille en moi.

Aujourdhui je veux crier  l’amour que je te portes, ya MbackéMaoulhayat

Allah m’a rempli le cœur d’un amour que jamais je n’avais éprouvé.

Durant une année je t’ai aimé, d’un amour énorme mais limité… j’aipassé mon temps à te regarder, à t’écouter, à scruter les plis de ton boubou, à me souvenir de tes mains, de ta bague, de ton chapelet, de ton sourire, de tes dents si bien alignées, de la façon d’ont tu agences ton foulard, ta démarche…j’ai scruté tout le zahir possible…

Mais depuis peu, Allah m’a rempli d’un autre amour….un amour qui ne se voit qu’avec le cœur…tu ne veux pas qu’on s’arrête à ta personne alors j’ai porté mon regard plus loin.

Et là, Allah m’a fait don d’un amour surdimensionné, non quantifiable…

Ya Cheikh Maoulhayat, quand je suis loin de toi je veux te satisfaire, répondre à tes souhaits…mais dès que je m’approche de toi alors tu disparais comme un mirage, me laissant seule avec mon Seigneur…

Tu as permis cette intimité avec mon Créateur, ya Cheikh Maoulhayat

ya Mbacké tu es celui à qui je pense au réveil, celui à qui je pense au couché, celui à qui je pense quand je me déplace, celui a qui je pense quand je parle, celuia qui je pense quand je médite, celui à qui je pense quand je prépare le repas, celui à qui je pense quand j’étends le linge, celui à qui je pense quand j’observe la nature…

Ya Mbacké tu es le vecteur qui me relie à Allah sobhan na waTa’alla. Tu me dévoiles un peu de Sa Lumière, alors que je suis loin de toi, alors que je ne parle pas wolof…Ya Mbacké, tu me fais vivre après le chaos…

Après avoir fait connaissance avec toi, voilà que ma première copie doit être rendue…la seule consigne était NDIGUEL…. Et je t’ai répondu par DIEUFE

Par la grace d’Allah, des versets du Coran se sont manifestés.

Dieu m’a fait don de la clairvoyance et du discernement pour ce sujet…Al Hamdoulillah et je suis admise pour les prochaines épreuves…

Mais j’ai compris que mes actes n’y pouvaient rien, cela appartient à Allah.

je n’ai absolument aucune confiance d’être admise aux prochaines épreuves…Dieu connait les cœurs, et mes actions ne me suffiront aucunement si je ne réponds pas par le DIEUFE.

Ya Maoulhayat, la mort est en face de moi…et arrivera le jour ou on me demandera « qui est ton Dieu, quelle est ta religion, qui est ton Prophète »

Ya Maoulhayat, j’ai tellement peur de ne pas savoir répondre…car ce jour là ma langue sera paralysée et on pressera mon cœur pour sortir ma FOI.

et le jour des comptes, yaMaoulhayat, mes yeux parleront pour ce qu’ils ont vu, mes mains pour ce qu’elles ont fais, ma langue pour ce qu’elle a dit…

Ya Maoulhayat je te demande les prières neccessaires pour être parmi ceux que Dieu choisi de guider.Ya Cheikh Maoulhayat, ne m’abandonnes jamais à mon propre sort.

Ce jour là je n’aurais aucun secours, tout sera la RAHMA d’Allah

Et la Rahma d’Allah aujourd’hui est le Ndiguel… aucun secours en dehors du DIEUFE

Ô Cheikh Maoulhayat la Vérité est claire et les épreuves confirment la Promesse d’Allah.

Heureux et rassurés ceux qui ont placé une totale confiance en Allah

Heureux et rassurés ceux qui t’ont fais allégeance.

Ya Maoulhayat, en ce jour je renouvelle mon allégeance encore plus fermement qu’auparavant.

Je me soumets à Allah sobhannawaTa’alla au travers de ta personne.

Qu’allah scelle ce pacte jusqu’au jour ou je serais ramené à mon Seigneur.

Ô Cheikh Maoulhayat, je t’aime.

Sokhna Khadija , France – Juillet 2014

VISITE DE SERIGNE MOURTADA IBN CHEIKH MOUHAMMADOUL F AADEL MBACKE A MANAR-UL HUDDA, CHEIKH AHMADOU MBACKE MAA-UL HAYAAT DONNE UNE LEÇON D’HUMILITE

Il est fréquent d’entendre dire que l’histoire se répète. Bien que cette affirmation soit discutable nous pouvons nous permettre de faire partie de ceux qui la défendent même si nous devons nous baser sur un seul fait pour l’étayer. Nous pouvons nous enorgueillir d’avoir vécu encore une fois de plus une scène que les compagnons du Prophète (PSL) ont eu à vivre avec lui. Et le lieu de la scène n’est autre part que Manaroul Houda ou Mbarassane, comme il conviendra au lecteur, ce 20 octobre 2013. Puissions-nous en tirer les enseignements nécessaires. De par cette occasion, nous réitérons tous nos actes et paroles qui contribuent à rendre grâce au Seigneur le Très haut pour nous avoir mis dans le chemin qu’Il agrée. Lui qui ne cesse de nous octroyer des faveurs même si quelques fois c’est à notre insu. Lui qui nous protège de ce que nous pensons être bien pour nous et qui souvent contribue à notre perte, comme Il nous l’a édifié dans le Saint coran (Baqra verset 216) :
« Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas ».

Et pour ne pas tirer en longueur nous pourrions nous limiter à rendre grâce à notre Seigneur du seul fait qu’Il ait guidé nos pas vers l’une de ses créatures qu’IL agrée puisque c’est de là que découlent réellement notre prise de conscience et nos actes de bienfaisance afin de faire partie de ceux qu’Il agrée. Longue vie et très bonne santé à notre vénéré guide Cheikh Ahmadou Mbacké Maa- ul Hayaat, lui qui, comme à l’accoutumé, nous a fait vivre une fois de plus une scène de la vie du Prophète (PSL).

En ce dimanche 20 octobre 2013 où il recevait un petit fils de Serigne Touba Khadimou Rassoul et fils de Serigne Fallou Mbacké, en l’occurrence Serigne Mourtada Mbacké, nul ne peut imaginer la richesse de ce jour en histoire mais surtout en enseignement, tel ce passage que nous nous permettons de relater dans ce présent article.

En effet, comme le Cheikh l’a toujours enseigné à ses disciples, après l’appel du muezzin pour la prière de tisbar (zuhr), nous nous dirigeâmes aux préparatifs pour observer cet acte de dévotion. Quelques instants plus tard, la grande mosquée de Manaroul Houda était presque pleine de ce beau monde venu directement des champs d’arachide où il s’activait à la récolte, et certains n’eurent même pas le temps de changer de tenue. Il n’a fallu que peu de temps pour apercevoir le Cheikh et son hôte, dans leur démarche majestueuse, se diriger vers la mosquée pour présider la prière.

Et comme certains s’y attendaient déjà, le Cheikh, de par son humilité certes, mais surtout pour diverses raisons dirons-nous, dans la mesure où on peut dire que dans l’assemblée il n’y avait que des gens avisés et chacun peut se permettre d’interpréter l’acte à sa manière, fit l’honneur à son hôte de diriger la prière. Ce qui fut fait. Et là, à la fin de la prière, pendant que chacun plongeait dans ses invocations, on vit entrer un homme qui, de par son apparence physique, ne semblait pas jouir de toutes ses facultés mentales. Qui était-il réellement ? Qu’en savons nous, nous qui le vîmes pour la première fois ? Ce qui est sûr c’est qu’il a attiré l’attention de bon nombre des compagnons sur le visage desquels on sentait une certaine surprise en voyant l’homme s’avancer vers la première rangée ou était assis le Cheikh faisant face à son hôte et imam du jour. L’on se demandait qui est cet homme d’un âge bien avancé qui ne semblait pas sain d’esprit vu sa coiffure défait et son accoutrement ? Pendant que certains compagnons chargés de la sécurité hésitaient à le retenir, d’autres riverains qui semblaient le connaitre lui faisaient signe afin qu’il n’aille pas jusqu’à la première rangée. L’apercevant arriver, le Cheikh lui fit signe de s’asseoir à une place située juste derrière lui puisque l’imam était encore en train de faire quelques recommandations à l’assemblée. Ceci terminé et des prières faites, nous étions encore assis là dans la mosquée en attendant que le Cheikh et son hôte regagnent la demeure afin de nous consacrer aux prières surérogatoires.

Et là, comme on ne s’y attendait même pas, l’humble Cheikh se retourna majestueusement vers cet homme, lui serra la main et échangea quelques mots avec lui avant de rejoindre son hôte. Alors, ce fut comme si on nous disait : « pourtant c’est dans une circonstance similaire à celle-ci que la sourate Abasa (80) (Il s’est renfrogné) a été descendue. Et le Seigneur (SWT) s’adressait à son Prophète (PSL) en ces termes :

« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Il s’est renfrogné et il s’est détourné parce que l’aveugle est venu à lui. Qui te dit : peut-être [cherche]-t-il à se purifier ? Ou à se rappeler en sorte que le rappel lui profite ? Quant à celui qui se complaît dans sa suffisance (pour sa richesse). tu vas avec empressement à sa rencontre. Or, que t’importe qu’il ne se purifie pas ”. Et quant à celui qui vient à toi avec empressement tout en ayant la crainte, tu ne t’en soucies pas. N’agis plus ainsi ! Vraiment ceci est un rappel. Quiconque veut, donc, s’en rappelle ». (Versets 1 à 12).

En effet, comme les prêcheurs aiment à le relater, le Prophète (PSL) s’entretenait avec des dignitaires et riches de la Mecque afin de les convaincre d’embrasser l’islam vu l’apport qu’ils pouvaient lui emmener pour la propagation de la religion. Ainsi, il dut se désintéresser, d’une manière non agréée par Allah (SWT), d’un aveugle, en l’occurrence Abdallah Ibn Al Maktoum, qui tentait de l’interpeller sur une ou des questions qui pourraient l’aider à raffermir sa foi en Allah (SWT). Alors, Celui-ci fit descendre cette sourate pour rappeler son prophète à l’ordre.

Et c’est comme si de par cet acte-là nous avions reçu notre dose de la journée. Suffisamment pour que nous nous mettions à penser jusqu’aujourd’hui qui était réellement cet homme au comportement douteux ? Le Cheikh était-il obligé de lui adresser la parole ? Mais aussi notre seigneur (SWT) qui a descendu une sourate pour rappeler son Prophète à l’ordre n’en ferait-il pas autant pour ces Elus qui commettraient la même erreur même si ce n’est pas par voie d’une sourate ?

Quel que soit le cas, Cheikh Ahmadou Mbacké Maa-ul hayaat, de par cet acte, nous a, encore une fois montré la conduite agréée par Allah (SWT) face à une telle situation. Et il nous revient à nous disciples, ou musulmans de manière générale d’en tirer les enseignements nécessaires. Certes, c’est un geste qui semble si simple et normal mais c’est dans le contexte qu’on pourra vraiment le mesurer vu que de nos jours il est fréquent d’entendre certains disciples se plaindre de l’attitude de certains « hommes religieux » qui ont tendance à favoriser les disciples aisés au profit des démunis. Pourtant, comme disait un prêcheur, l’homme de Dieu doit avoir l’attitude d’un coxeur (rabatteur dans les moyens de transport) qui ne se préoccupe ni de l’accoutrement des clients ni d’autres détails sinon que la voiture soit pleine, c’est-à-dire conduire le maximum de personnes possible vers Allah (SWT).

Donc, que nous soyons Noirs ou Blancs, riches ou pauvres n’oublions pas que c’est le Seigneur Très Haut qui a décidé du sort de chacun d’entre nous, Lui qui a bien précisé dans le Saint coran, (Sourate Al Isra’’Le voyage nocturne’’ verset 70). « Certes, Nous avons honoré les fils d’Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures». Et comme pour nous aider à comprendre ce verset, Serigne Touba Khadimou Rassoul nous guide dans « Nahdjoukhadaa il hadj » ou « la voie de la satisfaction des besoins » en ces termes : « En chaque créature, honore (respecte) le droit de Celui qui l’a créée ».

Cela dit, estimons nous heureux, nous disciples de Cheikh Ahmadou Mbacké Maa- ul Hayaat de constater que le Cheikh ne se limite pas à énumérer et à recommander les règles de bonne conduite que le Prophète (PSL) se devait de répandre sur terre mais qu’il les observe lui-même, et c’est plus que rassurant. Donc il nous revient de le suivre dans cette dynamique.

Il nous arrive d’entendre dire que telle ou telle personne ou tel chef religieux a fait telle ou telle chose et c’est suffisant pour soulever une critique sur toute une communauté ou une confrérie sans même essayer de s’imprégner d’abord des règles fondamentales qui la régissent avant de donner son jugement. Et on entendra certainement un citoyen lambda imbu de toutes les littératures et dont la seule ignorance réside dans la connaissance de sa religion dire : « Ce que Serigne tel a fait n’est pas du tout catholique ». Mais ce qui n’est pas catholique serait-il musulman ?

Permettez- nous de nous-en arrêter là car nous avons assez montré notre imperfection et nous reconnaissons que les autres sont mieux placés et plus disposés à faire ce que nous tentons de faire dans ces écrits. Et plus nous avançons, plus nous sentons qu’il nous reste encore beaucoup à faire de notre côté pour arriver à la perfection bien que nous fassions de notre mieux pour suivre les recommandations du Cheikh qui s’est toujours évertué à nous montrer comment vivre en société selon l’Islam, et même comment cohabiter avec les autres créatures, aussi insignifiantes paraissent-elles. Et c’est de là que découle la paix sociale, comme nous l’avons cité plus haut avec la recommandation de Serigne Touba dans ‘’Nahdjou’’. Un président d’une république pourrait s’en inspirer face à ces citoyens, un chef d’entreprise face à ses ouvriers, un maitre face à ses élèves, ou même un berger face à son troupeau puisqu’une mouche a valu le paradis à un homme qui pensait que son entrée dans ce lieu était due aux bonnes oeuvres auxquelles il se consacrait de son vivant.

Nous ne saurons terminer sans rendre grâce à Allah (SWT) à nouveau et nous prions pour qu’Il nous assiste à jamais, guide nos pas et nous maintienne dans sa voie. Comprenez que ce geste n’est pas une première chez le Cheikh mais plutôt qu’il est de ces scènes face auxquelles on ne peut rester indifférent. Serigne Sam Mbaye a tendance, comme d’autres prêcheurs aussi, à citer des hommes de Dieu les comparant eux ou leurs habitudes au Coran et l’on peut comprendre de par cet acte du Cheikh que ce sont des hommes dont le comportement correspond à ce que recommande le Coran même si quelques fois ils ne maitrisent pas toutes les sourates du Livre Saint. Et à ces mêmes prêcheurs d’ajouter aussi qu’il est préférable de commettre un péché envers Allah (SWT) qu’envers son prochain car Lui Il est Pardonneur mais il est incertain que ton prochain te pardonne un péché commis à son encontre.

Sur ce, nous implorons aussi le pardon de tous ceux qu’on a eu à côtoyer jusque-là ou que nous aurons à côtoyer pour tout tort que nous aurions commis, sciemment ou à notre insu, étant donné que nous reconnaissons notre imperfection. Jamais nous ne rendrons suffisamment grâce à Notre Seigneur (SWT) de nous compté parmi ses créatures les plus sacrées à savoir les hommes. Qui est qui ? Qui est quoi ? Certainement Mame Abdoul Aziz Sy (qu’Allah (swt) augmente Sa lumière et ses bienfaits sur lui) pourrait nous en dire quelque chose, lui qui a toujours déclaré ouvertement qu’il était prêt à se mettre une corde au cou et à se soumettre à n’importe qui, autorité comme simple citoyen afin qu’elle le traine où elle veut, si de cette initiative là devait dépendre la paix sociale. Ou aussi Serigne Saliou Mbacké (qu’Allah (swt) augmente sa lumière et ses bienfaits sur lui) chez qui tout le monde a noté qu’il était très souvent entouré de jeunes talibés de ses différents daaras, pour ne citer que ceux-là.

Que notre Seigneur Le Très Haut ait pitié de nous, augmente Ses bienfaits et sa miséricorde sur nous, nous procure le Salut ici-bas et à l’au-delà. Qu’Il éclaire nos coeurs et nos esprits afin que nous soyons disposés à considérer notre prochain comme notre propre personne sans tenir compte des différents critères de différenciation que nous nous sommes créé sur terre.

Qu’IL accorder une longue vie à notre vénéré guide Cheikh Ahmadou Mbacké Maa-ul Hayat qui ne cesse de nous transmettre de la manière la plus pratique les recommandations de notre Seigneur (SWT) afin que nous les suivions et que nous nous écartions de Ses interdits.
Amin.

Ibrahima SANE
Professeur d’Espagnol au lycée de Peté, Podor

 

 

 

TEMOIGNAGE SUR SERIGNE SALIOU THIAM

 
« Bismillaahir Rahmaanir Rahiim

« Béni soit Celui dans la main de qui est la Royauté,
« Et Il est Omnipotent.
« Celui qui créa la mort avant la vie afin de vous éprouver
« Et de savoir qui de vous est le meilleur en oeuvre,
« Et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur. »
« Certes c’est d’Allah d’où nous venons
« Et vers Lui nous retournons » (La Parole d’Allah est certes véridique).

« Faut-il pleurer les Saints qui sont disparus
« Que même les terres et les cieux pleurent encore ? »
« Je les pleure en espérant de mes larmes « la satisfaction de Celui qui les a rappelés à LUI « pour les récompenser par un Bonheur éternel,
« notre Seigneur, que Sa Grandeur soit exaltée».
Nous te pleurons Baye Zaal, comme t’appelait affectueusement notre vénérable guide. Non pas des larmes de complainte, car nous acceptons le décret divin ; mais des larmes de compassion.
De compassion pour Maa-ul Hayaat, pour le vide que lui laisse un fils spirituel non seulement dévoué, mais qui incarnait ses enseignements dans la quasi perfection.
De compassion pour Baye Modou Thiam, car ce n’est pas dans l’ordre courant des choses de voir son enfant partir le premier, surtout un fils modèle de la trempe de Baye Zaal qui fait la fierté de tous. Mais je sais que vous avez trouvé au fond de vous-même la force et le courage nécessaires pour surmonter cette épreuve. De compassion pour Yaye Maguette Mbaye qui a vu en tant que mère la récompense tant méritée de son labeur dans le domicile conjugal lui filer entre les doigts. Mais sache Yaye Maguette que Saliou n’est pas parti il est là parmi nous. Khadim Rassoul n’a-t-il pas dit « Ne dites pas de ceux qui ont combattu dans le sentier d’Allah qu’ils sont morts ».
De compassion pour Ton épouse, Soxna Fatou Binetou Camara, nous comprenons sa souffrance, sa solitude ; car attendant le retour d’un mari consolateur, elle se retrouve avec les pleurs d’un petit enfant orphelin qui jamais n’a joui du chouchoutage de son jeune papa.
Mais tu te consoleras en contemplant la progéniture qu’il t’a laissée.
De compassion pour ton fils, Cheikh Ahmadou Thiam, qui, très tôt, est privé de la présence d’un père difficilement remplaçable. Mais tu te consoleras, Cheikh Ahmadou, de l’oeuvre immense que ton père a laissé à la postérité. Il ya des absences qui valent plus que certaines présences.
De compassion pour vous autres condisciples, pour le sevrage brutal du lait spirituel qui jaillissait gracieusement de sa personne, sevrage de sa science, de sa courtoisie, de ses prêches, bref de cette lumière puisée de notre source commune, mais qu’il savait partager avec une générosité qui défie les averses torrentielles.
De compassion pour le dahira Majmahou Noreyni de l’UCAD, qui a perdu un membre exceptionnel.
Mais je sais que vous perpétuerez à jamais l’oeuvre de ce compagnon exceptionnel.
De compassion, pour tous ceux qui l’ont connu, car Baye Zaal était l’ami de tous.
Il y a des noms qui, sans être accompagnés de grands titres de célébrité, ne sont jamais prononcés sans réveiller des souvenirs honorables et doux.
Tel est ton nom, Serigne Saliou, vaillant condisciple, qui consacra une vie certes courte et studieuse, modeste et cachée, mais remplie de bonnes oeuvres dans une recherche acharnée de l’agrément éternel du Seigneur (swt) qui créa la mort avant la vie.

Combien de personnes ont su lire le texte coranique et les khassaïdes de Bamba grâce à ta générosité et ta patience dans la diffusion des connaissances islamiques ? Combien de personnes ont connu le sens et la portée des enseignements du serviteur du Prophète grâce à toi ?
Combien de jeunes filles se sont voilées à la simple écoute de ta parole ?
Qui n’a pas frémi de sensations spirituelles à l’écoute de tes sermons à la fois exquis et instructifs ?
Qui n’a pas été fasciné par ta politesse, ta modestie, ta courtoisie, ton sens de l’humour utile, ta science mais surtout ta promptitude à la dispenser ?
Qui n’a pas aimé ton sourire facile, radieux et pur, ton calme olympien, ta piété exemplaire, ta générosité débordante, ton renoncement au bas-monde que tu as quitté si tôt ?
Qui n’a pas été touché par ton altruisme, ta détermination et ta disponibilité sans faille dans tout ce qui relève du sentier d’Allah ?
Quiconque t’a connu, ne serait-ce que pour un laps de temps, peut témoigner de tes qualités exceptionnelles.
Tu fais parti de la liste restreinte de personnes vraiment dignes de reconnaissance et d’admiration, qui, par le courage et la patience ont vaincu la mauvaise fortune et ont fini de les inscrire définitivement dans la mémoire collective des hommes.
Tu nous as furtivement devancés vers le Seigneur, mais tu restes gravé dans nos mémoires et dans nos coeurs.
Mais qui es-tu Saliou pour condenser autant de principes, d’actions et de qualité dans une vie si courte ?
Tu nous es venu un certain 09/ 09ème mois de l’année 1986 faisant la joie d’une famille qui n’avait pas encore de garçon et qui pour cela a bénéficié des prières du vénérable, ton homonyme Cheikh Salih Mbacké.
Tu es donc le voeu exhaussé de ce Saint homme qui a prié pour que ta famille accueille le garçon précieux que tu étais.
Tu as ensuite reçu une éducation parfaite à la fois religieuse et à l’école sénégalaise par la diligence d’un père et d’une mère qui ont fait preuve d’une attention particulière à ton égard.
Ils ont su allumer en toi l’amour d’Allah, du Prophète, de Serigne Touba et de tous les gens de bien, du Coran et des khassaïdes.
Mais le couronnement de tout cela est venu quand tu as rencontré Cheikh Ahmadou Mbacké Maa-ul Hayaat.
Il a, en un temps record, fait de toi cette lune éclairante que tu étais.
Tu avais l’habitude de dire que quand tu as rencontré Maa-ul Hayaat, ta science s’est accrue de sorte que tu ne voulais plus entendre tes sermons prononcés avant.
Ta vie était utile, ta disparition l’est plus car elle nous démontre la finitude et l’insignifiance de ce bas-monde, elle nous rappelle l’imminence de la mort que ni les amis, ni la fortune, encore moins les bonnes qualités ne peuvent empêcher; sinon tu ne serais pas parti. Ton départ laisse certes un vide difficilement remplaçable, mais la façon dont tu es parti est plus que rassurante.
Ce témoignage de ton Guide, Ahmadou Mbacké Maa-ul Hayaat est illustratif à tous les égards. Il dit de toi ceci
« Il était un disciple déterminé, d’une ambition élevée dans la voie d’Allah (SWT). Sa conduite était exemplaire.
Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde et nous pourvoie de sa Baraka.
Qu’Allah (SWT) couvre sa famille de ses bienfaits et leur accorde la patience de supporter Son Décret.
Il est parti jeune, mais avec une vie remplie de bienfaits.
Je témoigne que Notre Seigneur (SWT) a exhaussé nos voeux sur lui en lui accordant fin très rassurante ».
Mieux, Maa-ul Hayaat m’a dit, pas plus tard qu’avant-hier ces mots : « Sache que c’est quelqu’un qui a mon agrément. Dès qu’il prenait ses vacances universitaires, il se mettait à ma disposition en m’exprimant son désir d’aller aux champs ».
Pour qui sait ce que représente l’agrément de Maa-ul Hayaat, ton destin n’est qu’enviable et envié. La manière dont tu as quitté ce bas-monde nous rassure aussi. Tu as dirigé la prière de Subh, fait ton Wird, lu une partie du Coran et des Khassaïdes, puis retourné tranquillement à Allah que tu as tant aimé et à qui tu as consacré ta courte et fructueuse vie.
Ta disparition ressemble, à tout point de vue à celui de ton homonyme Serigne Saliou. Repose donc en paix Baye Zaal,tes condisciples continueront ton oeuvre (s’il plaît au Seigneur).
« Certes la bonne fin appartient à ceux qui s’astreignent à la droiture ».

Serigne Mouhamadou Ngom